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La nuit noire de l’âme

J’ai vécue beaucoup d’expériences dans ma courte vie. Elles ont été nombreuses et variées mais, certaines m’ont marquées plus que d’autres, notamment ma nuit noire de l’âme.

Je ne sais pas si dans votre vie, cela se passe comme dans la mienne, mais dans ma Vie, j’expérimente des épreuves variées sur des plans différents. L’erreur serait probablement de penser que ces épreuves sont identiques, alors qu’elles sont très différentes.

La Vie m’a éprouvée avec des expériences plus douloureuses que la nuit noire de l’âme. Quand je parle de douleur, j’évoque la douleur dans le corps physique, dans ma chair.

La nuit noire corporelle

Il y a eu toute cette période, après un accident de moto où j’ai eu tellement mal dans mon corps. Cela s’est étalé sur plusieurs années. J’avais deux vertèbres tassées et facturées. J’étais dépendante de mon entourage pour tout. On m’avait dit que je ne marcherai plus.

Pourtant, intérieurement, je savais que je m’en sortirai, que braver ma souffrance physique et accepter de vivre le martyr pour faire une bonne rééducation, que j’ai mal ou pas, que je sois fatiguée ou pas, était un investissement qui me serait bénéfique pour le reste de ma vie. Cet investissement de douleur corporelle me permettrait de reprendre une vie normale. Je savais que je pourrais être plus forte que cette douleur corporelle.

La nuit noire émotionnelle

Le seul moment de ma vie où j’ai eu aussi mal corporellement, mais sur une plus courte durée, c’est lorsqu’enceinte de mon second fils, j’ai été envahit d’un malaise inexplicable qui a été suivi de contractions lombaires à 6 mois de grossesse. Sans rentrer dans les détails de ce drame de vie que je ne souhaite pas entretenir, on a finalement dû me faire une césarienne en urgence.

La suite a été longue et éprouvante. Les galères se sont enchainées pendant plusieurs années en étant émotionnellement et sentimentalement impactant.

Il y a même eu des moments où la douleur émotionnelle et psychique était tellement intense que j’ai pensé que j’allais finir par en mourir.

Mais ça aussi, je l’ai dépassé, enfin non, nous l’avons dépassé, ensemble mon fils et moi.

La culpabilité, la colère, la tristesse,… et mon incapacité a contrôler la situation m’ont rongés mais je me suis relevée à chaque fois plus forte grâce à la force de ce petit bout d’homme qui lui ne s’est jamais plaint; JAMAIS. Alors qu’un adulte n’aurait pas accepté de vivre la moitié de son expérience de début de vie.

C’était la fatalité, nous devions composer avec.

Il me montrait l’exemple et je faisais de mon mieux pour assurer et assumer la part qui me revenait. C’est grâce à lui que j’ai pu dépasser cette douleur affective et émotionnelle.

Je ne vous partage pas cela pour que vous me plaigniez ou que vous ayez de la compassion, je vous partage cela pour que vous puissiez appréhender les différentes sorte de souffrances avec des exemples factuels qui pour moi ont été expérientiels.

La nuit noire de la personnalité

Durant l’épreuve précédente, j’ai commencé à me perdre moi. Oui à perdre mon moi.
Nous étions nous, mon fils et moi. J’étais avec lui. C’est comme cela que j’ai commencé…

Et puis, il y a eu un clash (Je suis la personne la plus grande égoïste qui soit). J’ai alors compris que je ne me connaissais plus.
Cela s’est enchaîné avec le choix du saut dans la foi. Il m’a fallu abandonner tout ce que j’avais matériellement pour pouvoir vivre autrement. J’étais en haut de la montagne.

J’avais tout pourtant mon coeur était vide et dévasté.

Je me suis approché du bord de la falaise avec rien. Je savais que je n’avais pas de parachute, pas de solution pour me rattraper. J’allais probablement mourir. Mais, j’ai sauté. Et, en plein vol des ailes m’ont sauvées. J’avais abandonné une autre partie de moi.

La nuit noire de l’âme

Après cette expérience, il y a eu cette autre période de chute, de perte non plus de ma personnalité mais de mon identité. Cela s’est fait progressivement avec la rencontre et la reconnexion à ma flamme jumelle. Ce période a été passionnée mais le feu de la passion a tout brûlé, chez lui et chez moi. Tout y est passé.

Pourtant, en même temps, j’ai redécouvert mes potentiels. Je me suis reconnectée à une autre part de mon identité en tant qu’âme, à mon individualité multidimensionnelle. Mais ma personnalité et mon identité sont rentrées en conflits. Une bataille intérieure et extérieure a commencé à faire rage.

Ma partie humaine, mon ego, ma personnalité refusait de laisser la place à ma partie divine, mon âme, mon individualité.

Je ne pourrais pas vous expliquer tout cela. Certaines choses se sont déroulées dans les mondes subtils au-delà de toute compréhension mentale.

Mais ce qui est sûr, c’est que je n’ai jamais autant travaillé et appris sur qui je suis que durant cette année-là. Mon expérience a été très dense et condensée. Parce que j’apprends vite, je comprends vite, je m’adapte vite et j’avais appris à renoncer à ce qui n’est pas juste. Je suis HP (j’ai une sainte horreur de ce terme), empathe et hautement résiliente, ça aide… ou pas

Ma nuit noire de l’âme a été rapide, dense et condensée, elle aussi.

C’est comme si, ce parcours de consummation intérieure, je l’avais déjà réalisé dans d’autres vies, et que je devais repasser par là pour aller plus loin sans m’y attarder. La descente a été raide car c’est allez très vite. Il y a eu la séparation par l’éloignement, puis, l’annonce de la rupture, mais des doutes subsistaient.

Puis, j’ai cheminé en sortant de mon lieu de vie habituel, de mes habitudes,… mais j’avais espoir tout en sachant qu’il y en avait très peu. J’ai cheminé encore. J’étais rentrée dans un processus de challenge physique pour soutenir mon challenge psychique.
Je faisais tout pour aller au bout de moi. En même temps, je me rapprochais de Dieu et de ma part divine chaque jour un plus ou en tout cas, c’est ce que je voulais même si mon démon intérieur faisait tout pour me tromper.

Enfin, je suis arrivée au bout de mon périple. Je me suis alors retrouvée confrontée à ma Vérité, à la Réalité. Et, là j’ai chuté encore plus profondément. Le déni n’était plus à l’ordre du jour.
Quand j’ai vraiment été au fond mon ressenti était effroyable.

Aujourd’hui, je suis tombée sur un texte qui décrit parfaitement ce que j’ai vécu alors.

YHWH, Dieu de mon salut, le jour j’ai crié vers toi, la nuit j’ai attendu devant toi.
Que ma prière parvienne jusqu’à toi ; prête l’oreille à mes supplications,
car mon âme en a assez des maux, et ma vie est au bord de l’abime d’en bas.
On m’a compté parmi ceux qui descendent dans la fosse; je suis devenu tel un homme sans force.
On me considère comme les morts qui sont libres, semblable aux tués qui gisent dans la tombe, ceux dont tu ne te souviens plus et qui ont été coupés de ta main secourable (séparés de toi).
Tu m’as mis au tréfonds de la fosse, dans les ténèbres, dans les abysses les plus profonds.
Sur moi pèse ta colère, tes vagues m’ont assailli. Sélah.
Tu as éloigné de moi mes intimes, tu as fait de moi une horreur pour eux. Je suis emprisonné et je ne puis sortir.

Psaumes 89 (2-8)

Durant ma nuit noire de l’âme, j’en étais vraiment là. J’étais coupée du monde, je ne voyais plus personne de ma connaissance.

J’étais parmi les inconnus, mais c’est inconnus, je les aimais de toute mon âme et je demandais qu’ils sont bénis. Alors que j’étais au fond du gouffre. Et chaque jour, chaque nuit, je priais Dieu. A chaque pas que je posais, je voulais le poser sur le chemin qui menait à lui. Mais je désespérais. Et pourtant, je vivais de providence. Le psaume continue en accord avec ce que je vivais.
Mes yeux sont usés par la souffrance ; je t’appelle, YHWH, chaque jour ; je tends les mains vers toi.
Pour les morts feras-tu des merveilles ? Ou ceux qui sont sans force dans la mort se lèveront-ils et te loueront-ils ? – Sélah.
Parle-t-on de ta bonté dans la tombe, de ta fidélité dans le gouffre de perdition ?
Tes miracles sont-ils connus dans les ténèbres, et ta justice au pays de l’oubli ?
Et, c’est vers toi, YHWH, que j’ai appelé au secours, au petit matin, ma prière s’adresse à toi.
Pourquoi, Eternel, me rejettes-tu ? Pourquoi me caches-tu ton visage ?
Je suis affligé et mourant depuis ma jeunesse. Je me suis exalté et j’ai été humilié.
Ta fureur ardente m’écrase et tes terreurs m’ont réduit au silence.
elles m’encerclent comme de l’eau tout au long du jour ; elles m’engloutissent toutes ensemble.
Tu éloignes de moi mon ami et mon compagnon ; mes connaissances sont tenues loin de ma souffrance.
Psaumes 89 (9-19)

Ce psaume est incroyablement juste. Il décrit parfaitement ce que je vivais.

Il est d’ailleurs connu pour accompagné un processus de transmutation interne importante. Dans ce processus les réactivations profondes permettent de sortir de l’état biologique et de la conscience de la mort pour revenir à la Vraie Vie.

Le processus de nuit noire de l’âme nous amène à mourir à notre moi pour revivre à notre soi. A travers ce processus les attachements familiaux humains sont dissous pour nous permettre de nous reconnecter à notre famille d’âme.

A propos de la souffrance pendant la traversée de la nuit noire de l’âme

La souffrance vécue durant la nuit noire de l’âme permet de créer les conditions de confusion mentale nécessaires pour générer un auto-éveil de notre identité supérieure dans la chair. Cette confusion est le vecteur nécessaire de la désactivation du mental pour pouvoir initier toute transition de conscience.

Les hermetistes parlent de : VITRIOL Visita Interiora Terrae Rectificando Invenies Occultum Lapidem. Ce qui se traduit par :

« Visite de la terre intérieure et, en rectifiant, tu trouveras la pierre cachée »

et cela peut être allongé

« qui est la Médecine Universelle ».

Et, c’est exactement ça, le processus de nuit noire de l’âme. La vie nous amène au tréfonds des abîmes de notre être pour y mourrir et s’y désagréger. Notre part humaine devient alors un compost nourrissant et favorable pour faire grandir notre part divine.

La nuit noire de l’âme est donc très difficile et souffrante, mais elle est une opportunité inégalement d’élévation spirituelle.

Quand vous en ressortez, parce soyez en sûr(e) à un moment plus ou moins long vous en sortirez, vous serez en lien direct avec Dieu. Libre à vous ensuite d’entretenir ce lien pour faire grandir votre divinité ou choisir de retourner à votre ancien mode de vie.

Il n’y a pas de règle concernant la durée de la nuit noire de l’âme. Sa durée dépend de chaque être, de sa capacité de résilience, de lâcher prise et d’abandon à Dieu. Pour raccourcir cette période difficile, le seul conseil que je pourrai vous donner est :

Acceptez d’abandonner tout ce que vous pensiez être
pour mourir à qui vous étiez
et renaître à qui vous êtes vraiment dans votre essence
.

Soyez libre de partager vos questions ou retour d’expérience en postant un commentaire.

Si vous avez besoin de soutien, de compréhension ou d’un accompagnement, je suis à votre service. Pour cela, il vous suffit de réserver votre consultation sur l’agenda en ligne.

Je vous souhaite une semaine paisible.
Bien à vous,

Lætitia

3 réponses to “La nuit noire de l’âme

  • Je suis impressionnée de ce parcours qui ressemble tant à celui que j’ai vécu. A chaque lecture, je me reconnais davantage. C’est bizarre et exaltant à la fois car je sais grâce à ces lectures que je suis vraiment sur mon chemin de vie. Merci à vous de ces textes profonds.

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