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Je suis la personne la plus grande égoïste qui soit

angel-749625_960_720Oui, vous avez bien lu. Je suis la personne la plus grande égoïste qui soit. Cette révélation m’a sauté à la figure un lundi soir de décembre. Pourtant, l’idée avait commencé à m’être soufflée par la vie durant le week-end précédent. Cependant, je n’arrivais pas à l’entendre.

La vie a pourtant cette habitude de répéter le même message différemment jusqu’à ce que nous puissions l’entendre.

Alors, aujourd’hui, je peux vous le dire : Je suis la personne la plus grande égoïste qui soit.

On me l’a pourtant souvent dit : Qu’est-ce que tu peux être égoïste !
Je l’ai tellement entendu que j’ai cherché, des années durant, à gommer cette aspérité mal aimée de mon être.

Tu n’écoutes jamais les conseils des autres

Faire front - entamer la discussionUn jour, on m’a dit : « Tu n’écoutes jamais les conseils des autres. » Pourtant, il me semblait bien que j’écoutais les conseils. Mais un conseil n’est-il pas offert pour que nous ayons le bonheur, grâce à notre libre arbitre, de faire la part du pour et du contre et choisir de l’appliquer ou non ?

Du coup, en bonne sceptique, j’ai choisi de faire autrement.
J’ai tenté l’expérience. J’ai écouté le conseil qui m’a été donné et je l’ai appliqué. Cela m’a valu un enchaînement de galères et autres désagréments pendant 3 ans. J’ai tenté ce processus plusieurs fois et j’ai eu des déceptions et des déconvenues.

J’ai donc décidé de reprendre mon ancien comportement qui m’était plus bénéfique. Ecouter, évaluer et suivre mon intuition dans le choix de ma décision; mais, l’assumer pleinement.

Est-ce réellement un comportement égoïste ? Non, je ne le crois pas.

Dire « Ca m’est égal » est-ce si égoïste ?

enfants-bouddhaJ’ai développé une autre stratégie : le « Ca m’est égal« .
Cette stratégie a un avantage : celui de ne pas se mouiller. Ainsi, aucune possibilité d’être égoïste, puisqu’on relègue le choix à l’autre.
C’est lui qui décide. Et on s’en lave les mains. Cela présente une certaine lâcheté à mon sens mais c’est plutôt confortable. D’autant plus que lorsque le choix se révèle mauvais nous pouvons nous parer du manteau de la victime.
Mais mon objectif était que l’autre puisse être satisfait puisque nous faisions comme il l’avait décidé. fashion-771504_960_720Les Fais comme tu veux, C’est toi qui choisis, Ca m’est égal, Si tu veux, Je m’adapte ont fleuri dans ma bulle.

Sauf que les conséquences ont été toutes autres.
Tu n’en a rien à faire. Tu ne t’intéresses pas à moi, Tu ne t’investis pas
Bref. Pas du tout le résultat escompté.
J’étais clairement démissionnaire dans le processus du choix et ça se voyait trop.
Pourtant, j’ai fait comme je l’avais dit. Je me suis adaptée. J’ai expérimenté des choses dont je n’avais pas envie. J’ai fait des choses en me forçant un peu ou en me contraignant purement et simplement. Et je cherchais à trouver un avantage à l’expérimentation. Mais sincèrement, cela ne me rendait pas joyeuse et je me suis perdue dans le système.

Pour quoi ?

carnival-686276_960_720Pour que l’autre ne soit toujours pas satisfait.
Or, c’est bien connu dans mon domaine, l’autre c’est moi, puisqu’il est mon reflet dans le miroir de ma conscience.
Ce qui se joue à l’intérieur de moi, se reflète à l’extérieur de moi.

La complainte aurait pu être :  Tu pourrais y mettre du tiens et être joyeuse quant même. Tu pourris la journée de tout le monde !

J’ai décidé de me repositionner

Alors, j’ai tenté de me repositionner et de refuser les activités qui ne me convenaient vraiment pas. J’ai choisi de m’engager dans ce dont j’avais envie. Et faire parfois l’effort de « sacrifier mon manque d’envie » pour faire plaisir. Et je me suis entendue dire que j’étais égoïste. Mais cela glissait, à peu près, sur moi.

Le mécontentement de l’autre étant devenu un dommage collatéral incontournable puisque dans les deux cas il était mécontent. Autant faire ce qui me convenait le mieux. 

Et j’ai continué ainsi un moment, en me leurrant et dans le déni de qui je suis. J’ai renié une part de moi pour être aimée.

Cela a fini par l’accusation finale : De toute façon, tu as toujours voulu vivre ta vie comme tu l’entendais !

J’aurais tant aimé en vrai. Je me serais tant préservée ainsi. Mais pour cela, il aurait fallu que je m’aime plus. La vrai question à se poser est comment je m’aime ?

Le jour où tout a basculé, j’ai découvert que j’étais égoïste

discussion-girafesCe jour-là, je participais à un atelier de communication non violente. Et nous devions revisiter une expérience qui avait été mal vécue émotionnellement. Le processus est particulier et passe par différentes étapes pour identifier quel besoin n’a pas été satisfait à ce moment-là. L’objectif étant ensuite de trouver une stratégie pour y répondre sans rentrer dans un triangle dramatique ni générer de situation toxique.

boy-666803_960_720Sauf que dans mon cas, je suis tellement habituée à me mettre en posture de coach et accueillir la carte du monde de l’autre avec empathie que j’étais incapable de déterminer quel pouvait bien être mon besoin à moi. Je savais parfaitement ce que souhaitait l’autre, ce qu’il attendait de moi. J’aurais aimé pouvoir lui offrir cela mais je sentais que cela allait à l’encontre de mon moi profond. Alors, une fois n’est pas coutume, j’ai pleuré. Ceux qui me connaissent savent que cela n’arrive pas tous les jours, loin de là !
C’est là que j’ai compris que :

J’étais devenue tellement égoïste envers moi-même que je ne savais même pas de quoi j’avais besoin.

Je ne savais plus considérer mes besoins personnels.

Et moi alors ? de quoi ai-je besoin ? de quoi ai-je vraiment envie ? Qu’est-ce qui m’appartient dans tout ça ? Qu’est-ce que j’ai pris à ma charge et qui appartient à l’autre ?

Et fractal-quantiquecela a fait écho avec le groupe de partage qui avait eu lieu 2 jours avant.
Un peu avant la pause déjeuner, on m’avait demandé :
« Peux-tu, pour le reste de la journée poser des questions pour répondre à tes interrogations plutôt que de chercher à régler les problématiques des autres ? »
Waouh ! Quel choc !
Il avait même été décidé que je n’aurais le droit de poser des questions que si elles m’étaient destinées à moi personnellement.
Tu peux être un peu égoïste pour une fois ! m’avait-on dit à ma grande surprise. J’en étais restée coite.

Résultat, moi qui suis plutôt bavarde et participative, je me suis retrouvée bien silencieuse quasiment le reste de la journée. Et j’y ai gagné une migraine insupportable dont j’ai eu bien du mal à me débarrasser.

beach-768642_960_720Alors oui, je peux l’accepter et le dire : Je suis la personne la plus grande égoïste qui soit, envers moi-même.

Je me suis niée depuis si longtemps !
Pour cette nouvelle année, j’ai décidé que s’ouvre devant pour le chemin de mon voyage du héros vers le retour à la quête de mon Moi profond.

Et vous quelle sera votre quête pour 2017 ?

2 réponses to “Je suis la personne la plus grande égoïste qui soit

  • Aaah ça me parle… et la discussion que nous avons eu un à ce sujet à Noël m’a bouleversée.
    Et la question qui m’est apparue est : à partir de quel moment suis-je devenue une mauviette pour moi-même ? Muette ?
    Moi, la grande gueule capable de défendre la cause des autres sans trembler, sans avoir l’ombre d’un doute ?
    Et bien depuis, ça va déjà bien mieux !!
    Merci sœurette pour ce partage.

    • Se lever pour défendre l’autre, victime d’injustice en faisant front, ce doit être une valeur familiale.
      Endosser la responsabilité de sauver l’autre… peut-être aussi.
      Mais accepter de ce dire que nous faisons cela pour ne pas le faire pour nous-même ou pour que quelqu’un le fasse pour nous… c’est une autre étape de développement 😉
      Je t’embrasse

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