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Quand plus devient moins une question de norme-alité

moins-c-est-plusQuand plus devient moins, une question de norme-alité
Quel drôle de titre !
En quoi “plus devenant moins” pourrait avoir un rapport avec une norme ou une normalité ?
Vous connaissez certainement le principe mathématique…

Vous connaissez certainement le principe de mathématique qui dit que moins fois moins égal plus :
– x – = +
et que moins fois plus égal moins :

– x+ = –
Et bien, cela est également vrai pour le degré de satisfaction; enfin, plus ou moins.

Exemple pratique de l’évolution du degré de satisfaction

cake-pops-chocolatImaginons, pour l’exemple que nous aimons manger du chocolat. Jusque-là, rien d’extraordinaire, beaucoup de gens aiment manger du chocolat.
Si nous nous restreignons à n’en manger un ou deux petits morceau(x) par jour, nous serions sûrement frustré(e) parce que nous aimerions bien en manger un peu plus.
Il est aussi probable qu’à certains moments nous craquions en en engloutissant une tablette entière d’un seul trait sans même l’apprécier en réponse à votre frustration conséquente à votre limitation quantitative contraignante.

Que faire alors ?

Plusieurs possibilités s’offrent à nous.

La toute première est de vérifier que cette décision de nous limiter de la sorte nous appartient pour être en accord avec un choix motivant émanant de nous. Et qui a du sens pour nous. Sinon, il pourrait s’avérer bien difficile de s’y tenir si la contrainte vient de l’extérieur est n’a pas de sens pour nous. Dans ce cas, la valeur de l’effort est bien trop faible pour un humain compte tenu de l’effort que cela lui demande pour s’y contraindre. Alors, la résistance sera trop grande pour être soutenable à moyen ou long terme. Le délai d’abandon est alors proportionnel à la ténacité de la personne concernée.

En effet, la constance n’est pas donnée à tout le monde. Faut-il encore, d’ailleurs réussir à s’y mettre plutôt que de procrastiner avant même de commencer !

Ensuite, nous pourrions dans un premier temps, nous observer pour identifier quelle est la quantité juste ou nécessaire pour nous substanter. Nous démarrerions de cette quantité journalière sans jamais déborder et petit à petit, nous pourrions diminuer cette quantité en fonction de notre ressenti. En nous préservant de prendre trop peu au risque de compenser par la suite.

Si nous tombons dans ce piège, alors, il nous faudrait définir de combien nous nous autorisons à diminuer la dose quotidienne.

L’idée est de trouver notre point d’équilibre : notre norme. 

equilibre-galet-coeurCe point d’équilibre est notre norme individuelle ou personnelle (cf. Se complaire dans la médiocrité). Elle nous concerne nous uniquement car nous ne sommes par les autres. Nous sommes unique avec système très complexe sans pareil, à l’instar des empreintes digitales.

Ensuite, identifions, quel nouvel équilibre nous souhaiterions atteindre. C’est notre objectif.
Puis, nous pouvons programmer la diminution évolutive pour aller du point d’équilibre actuel au point d’équilibre souhaité, le plus progressivement possible.
Plus la diminution s’inscrira dans le temps et plus le changement sera durable.

A un changement trop hâtif manquera la période de stabilisation.

clock-ride-the-timeCette période permet de transformer un équilibre de transition en équilibre durable. Cela est possible car le nouvel équilibre inscrit dans le temps. Il peut alors se transformer en habitude. Cela modifie le standard du cadre de référence. Ce nouvel équilibre un fois atteint est tenu pendant 3 mois devient la nouvelle norme de notre organisme. Il devient pour nous la normalité.

La norme ou normalisation est ce qui est reconnu comme la base. Alors que le standard est le basique auquel on se réfère. Le cadre de référence correspond à l’élément ou les éléments auxquels nous faisons référence pour évaluer le niveau d’avancement de quelque chose.

Par exemple :
Je veux maigrir peut être un souhait.
Pour me sentir mieux dans ma peau et dans mon corps peut-être le but.
Je ferai 52 Kg au lieu de 58 Kg pourra mettre en place le cadre de référence. C’est le critère d’évaluation sur lequel on s’appuie.

Là nous parlons de nourriture, mais il n’y a évidement pas que cela.

Vivre de sa passion ou la passion à l’épreuve de notre norme quotidienne

marguerite-mainJe croise régulièrement des personnes qui, suite à un ras-le-bol professionnel (entre autres choses), souhaitent révolutionner leur vie pour vivre de leur passion, leur hobby ou d’une pratique particulière. A ce moment précis, ils veulent, généralement (c’est la norme) tout changer dans leur vie.

A chaque fois qu’ils pratiquent cette activité, ils sont remplis de joie et leur(s) stress et/ou leurs soucis les quittent. Ils veulent donc pratiquer plus souvent. Cela semble logique.

Mais cela n’est valable que sur le papier, généralement, car, au bout du compte, une fois qu’ils en ont fait leur profession, après quelque temps, alors qu’ils adoraient pratiquer cette passion (hobby ou pratique) ils perdent tout plaisir à le faire. Comment cela est-il possible ?

C’est le principe du plus qui créé le moins.

Leur passion (hobby ou pratique) leur offrait de la discontinuité. C’est-à-dire que cela leur offrait un changement de rythme, d’activité, une bulle d’oxygène dans leur quotidien. C’était une sorte d’oasis dans la sécheresse du désert de la vie hostile. C’est l’attente de la possibilité de pouvoir gouter à cette passion qui donnait de la saveur à leur vie routinière. Cela répondait à un souhait et un choix.

solstice-d-hiver-neige-soleil-couchantMoi, je l’ai expérimenté par exemple pour le snowboard. Le snowboard, c’est ma passion. Dès que la neige commence à tomber, cela devient épidermique. C’est l’appel de la neige ! Je crois avoir saouler l’intégralité des personnes de mon entourage à force de jubiler devant la pluie et le froid en hiver. Pour moi, c’était la promesse d’un jolie poudreuse alors que pour eux c’était simplement la déconvenue d’être mouillés et d’avoir froid.

Dès que cela m’était possible, je partais pour les cimes enneigées. Sauf qu’il n’y avait pas toujours quelqu’un pour m’accompagner, surtout en semaine hors vacances scolaires ! Alors j’ai commencé à monter rider seule. Au début, c’était l’euphorie : les pistes pour moi toute seule Waououh !

Mais rapidement, j’ai déchanté. Etre seule sur les télésièges… bon ok on peut sociabiliser avec les voisins de sièges. Mais il faut encore qu’il y en ait… On peut copiner avec les employés des remontées mécaniques mais ça a ses limites. Après, on déjeune seul(e)…on fais le trajet aller-retour seul(e) bof bof…
Bon ok, il est toujours possible de prendre de jolies photos et les poster sur facebook pour faire râler/rager les ami(e)s mais cela n’enlève pas la solitude et ne satisfait pas le besoin de partager.

Du coup, avec plus de temps de neige et de kilomètres de pistes à parcourir le niveau de plaisir, s’est révélé être diminué.

Trouver notre point d’équilibre est la clé, il est notre norme

équilibre-galet-zenL’humain a tendance à en vouloir toujours plus, c’est une sorte de norme comportemental. C’est tellement courant que cela pourrait paraitre normal. Mais, ça ne l’est pas et plus n’est pas toujours mieux.

Accumuler à outrance est encombrant. Nous n’avons qu’à aller jeter un oeil dans la cave, placard, cagibi… c’est pareil dans notre tête, notre coeur…

C’est comme voir un ami, cela fait plaisir de partager des moments avec lui. Mais s’il est collé à nos basques à plein temps, cela pourrait rapidement devenir pénible. D’ailleurs, nous avons pu l’expérimenter. Avec certains amis, il est extraordinaire de partager une soirée ou un apéro, mais une semaine de vacances avec eux est un calvaire ! C’est la durée, la quantité de temps partagé qui les rend insupportables.

Ainsi, il est parfois bon d’expérimenter des degrés plus ou moins importants pour déterminer où est le point d’équilibre entre ce qui est agréable et ce qui est superflu.

Et comme on le sait, en systémique un simple petit changement peut trans-former l’ensemble de d’un système. Il suffit souvent de pas grand chose. A partir du moment où on a déterminé quel est le bon rouage à mettre en mouvement 😉

Moins d’une chose appréciée la rend plus désirable. II est donc plus agréable de l’obtenir. A trop l’obtenir, on en devient blasé(e). Ainsi, une fois de plus, c’est la sobriété joyeuse qui est la clé d’un bonheur durable 😉

Pour finir :

champ-lotus« Le secret du bonheur, voyez-vous, n’est pas trouvé dans la recherche du plus, mais en développant la capacité de jouir de moins. »
– Socrate

Je nous souhaite une belle semaine de sobriété joyeuse retrouvée grâce à une observation consciente et tolérante de nos modes de fonctionnements quotidiens.

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