L’enseignement du livre de la Nature

Et si les plus grands enseignements n’étaient pas contenus dans les livres, mais inscrits sous nos yeux, dans la Nature elle-même ?

Depuis toujours, la Nature révèle ses lois à qui sait l’observer. Elle enseigne sans discours, transforme sans précipitation et dévoile ses secrets à ceux qui apprennent à lire au-delà des apparences.

Mais lire le Livre de la Nature ne consiste pas seulement à contempler le monde. C’est apprendre à en déchiffrer le langage, à reconnaître les forces qui l’animent et à découvrir, dans ses transformations, les clés de notre propre œuvre intérieure.

De tout temps, les alchimistes, les hermétistes, les spiritualistes, les gnostiques… ont donné comme indication que pour se rapprocher de la science universelle et par là-même de Dieu.
Selon eux, il y a 2 voies.
Certains diront la voie brève et la voie longue. Ou la voie humide et la voie sèche.
Mais ici, il s’agit de l’étude des textes sacrés ou l’étude du livre de la Nature.

L’étude des textes sacrés et celle du livre de la Nature

Ces deux études peuvent sembler ressemblantes, mais, même si elles ont des similitudes, elles sont différentes. Mais elles sont aussi au demeurant complémentaires.

L’études des textes sacrés ouvre le coeur et l’esprit. Mais celui qui ne s’adonne qu’à cela et se coupe du monde et de la vie n’en saisira rien d’utile. Sa contribution ne sera qu’une nourriture pour l’ego et l’intellect. La transformation se doit de passe par l’application dans la vie.

Hier, je lisais dans un recueil qui retranscrit les dires de Maitres Philippe de Lyon grand alchimiste et thaumaturge presque oublié :

Séance du 2 décembre 1902

Séance du Maître

« Tous avez des ennuis, tant mieux;
si vous pouviez comprendre ce que sont les ennuis, vous ne vous en plaindriez pas.
Savez-vous ce qu’est la mort ?
Non, ni moi non plus. Je le saurais que je ne vous le dirais pas.
Lorsque nous serons incapables de fuir le danger, le danger ne pourra plus rien.
Sachez que tous ceux qui sont ici seront sauvés ainsi que vos parents, depuis le père de votre grand-père jusqu’aux enfants de vos petits-enfants.

Il faut pardonner à ceux qui nous font du mal.
Ceux qui souffrent vont de l’avant, et le ciel donne à ceux qui vont de l’avant.
C’est le soldat qui affrontera le danger qui sera récompensé.
Ceux qui sont au couvent n’iront pas au ciel sans avoir payé. Qu’ont-ils fait pour le ciel ?
Rien, faut-il leur jeter la pierre ? Non, nous devons supporter les adversités pour eux.

Je vous ai dit, il y a 40 ans, que je serais avec vous.
On ne doit jamais dire du mal de son prochain. Vous avez fait des promesses et vous ne les avez pas tenues, cependant vous avez vu des boiteux marcher, des aveugles guérir, vous n’avez pas tenu vos promesses.

Ne vous ai-je pas dit que personne ne peut aller au Paradis s’il n’aime son prochain comme soi-même ?
Ce que je vous ai demandé depuis bien longtemps, c’est de mettre un peu de bonne volonté. Je vous promets de grandir cette bonne volonté. Dieu ne vous abandonne jamais, c’est impossible.

Guérisons et enseignements de Maître Philippe – Claude Laurent  » mes souvenirs »

Deux Maîtres enseignants et deux voies d’enseignement

Dans le langage des initiés, on dirait que Maître Philippe était un ami de Dieu, tout comme Omraam Mikhaël Aïvanhov l’était. Tous deux ont étudié les textes sacrés et enseignés à des foules. L’un comme l’autre citaient et explicitaient le contenu de évangiles. Car les évangiles sont des textes cryptés à plusieurs niveaux de lecture.

Et, là où Maître Philippe qui était un alchimiste, un hermétiste et un thaumaturge reconnu qui enseignait par l’exemple en action, Omraam Mikhaël Aïvanhov qui était aussi un Maître enseignait à lire et comprendre le Livre de la Nature et il faisait expérimenter par le corps et les pratiques quotidiennes.

Il est difficile et dangereux de discuter séparément de Dieu et de la nature des choses, de la même manière que si l’on considère séparément le corps et l’âme.
Nous ne connaissons l’âme que par le corps, et Dieu que par la perception de la nature.

Goethe

Les voies diffèrent pour mener au même endroit

Les rosicruciens comme beaucoup d’alchimistes ou d’hermétistes parlent de 4 voies voie humide, voie sèche, voie longue, voie brève.

Un des textes hermétiques et symboliques majeur de ce courant d’enseignement et d’étude est Noces Chymiques. Ce récit crypté parle d’opérations d’alchimie.
Au deuxième jour, lorsque Christian Rosenkreutz, l’auteur et protagoniste supposé du livre, se rend à pied de cette aux noces du roi. Alors qu’il se reconnait indigne de cette invitation.
Sur son chemin se dresse un panneau indiquant :

« Étranger, salut :
Peut-être as-tu entendu parler des Noces du Roi, dans ce cas, pèse exactement ces paroles :
Par nous, le Fiancé t’offre le choix de quatre routes, par toutes lesquelles tu pourras parvenir au Palais du Roi, à condition de ne pas t’écarter de sa voie.
La première est courte, mais dangereuse, elle passe à travers divers écueils que tu ne pourras éviter qu’à grand peine ;
l’autre, plus longue, les contourne, elle est plane et facile si à l’aide de l’aimant tu ne te laisses détourner, ni à droite, ni à gauche.
La troisième est en vérité la voie royale, divers plaisirs et spectacles de notre Roi te rendent cette voie agréable. Mais à peine un sur mille peut arriver au but par celle-là.
Par la quatrième, aucun homme ne peut parvenir au Palais du Roi, elle est rendue impossible car elle consume et ne peut convenir qu’aux corps incorruptibles.
Choisis donc parmi ces trois voies celle que tu veux, et suis-la avec constance. Sache aussi que quelle que soit celle que tu as choisie, en vertu d’un Destin immuable, tu ne peux abandonner ta résolution, et revenir en arrière sans le plus grand danger pour ta vie.

Voilà ce que nous avons voulu que tu saches, mais prends garde aussi d’ignorer que tu déploreras d’avoir suivi cette voie pleine de périls :
En effet s’il doit t’arriver de te rendre coupable du moindre délit contre les lois de notre Roi, je te prie pendant qu’il en est encore temps de retourner au plus vite chez toi, par le même chemin que tu as suivi pour venir ».

Les Noces Chymiques – Christian_Rosenkreutz

Je vous partage cela car il serait une erreur fatale de croire que les voies de l’alchimiste sont faciles et sécures. Ce serait une folie de croire que nous pouvons les arpenter sans nous en remettre à Dieu.
Ces voies demande de s’être affermi.e à l’intérieur, d’être stable et de savoir résister à la tentation tout en faisant preuve de courage, de constance et de discernement. L’alchimiste et l’initié se doivent de dépasser leurs bassesses humaines et leurs mauvais penchants tout en reconnaissants honnêtement et humblement qu’ils existent. Et sans toutefois les considérer comme un état de faits. Mais au contraire comme le point de départ vers un perfectionnement nécessaire.

Il ne s’agit pas d’une fatalité. Il s’agit d’un ensemble de matière permettant de sublimer son être. C’est la fameuse matière première, base de travail de l’alchimiste.

La Création n’est pas un acte achevé, mais un processus continu.

Ainsi la création ne s’est pas faite en une seule fois. Elle continue à chaque seconde.
D’ailleurs, lorsqu’on observe réellement les choses, l’humanité (même si on pourrait en douter au premier abord) s’améliore de génération en génération. Chacune apportant sa propre évolution.
L’initié y voit un point de démarrage : le péché originel. Puis de génération en génération, l’humain s’améliore et tend à s’en éloigner sujet après sujet. Mais le serpent et là, veille et propose de nouvelles tentations.

On serait tenté de dire que ce sont toujours les mêmes. Mais de petites changements, des nuances et des modifications y sont apportées. Et puis, soyons honnêtes ! Ce qui avant étaient acceptables devient inacceptables et les choses se régulent. Alors certes pas partout en même temps mais cela avance pas après pas.
Tout en gardant à l’esprit que l’humain fait preuve de résistance au changement.

L’alchimiste est un instrument au service de Dieu.
Au sens où chaque fois que dans son laboratoire il produit ou crée quelque chose de nouveau, il reproduit le commencement de toute chose.
En effet, il est bon de conscientiser qu’il crée à partir du chaos. (cf. : Comment s’extirper du chaos de ma vie ?)
Mais pour autant, son coeur se doit d’être humble et rempli d’humilité. Car s’il venait à croire qu’il est l’égal de Dieu ou qu’il peut soumettre la Vie ou la Nature à sa volonté, son esprit et son âme seraient perdus.

la transmutation des métaux ou la « production » des pierres précieuses rapproche déjà ce monde-ci, le monde matériel, d’un état que l’évangéliste Jean qualifiait de « ciel nouveau » et de « terre nouvelle », un monde de matière transfigurée et de lumière triomphante, de « mer de verre » avec un « arc d’émeraude » autour du trône divin.
Mais le chemin qui mène à la lumière passe par la connaissance de l’obscurité, l’amour de Dieu ne peut aimer vraiment que par une métamorphose de la « colère divine » — et précisément un diamant et un morceau de charbon sont faits de la même matière, le carbone.
Cette réalité d’un dualisme universel, Goethe en a fait l’une des caractéristiques principales de son système et l’a exprimée presque partout.

j’ai perdu la source – je l’indiquerai si je la retrouve

Tout est déjà inscrit dans la livre de la Nature ou dans les livres sacrés

J’ai beaucoup étudiés les deux. Certains vous diront qu’ils l’ont fait car le seul texte présent dans la planche XIV du Mutus Liber (« Livre muet »), dans l’édition de 1677 :
« Ora
Lege Lege Lege Relege labora
et Invenies. »

C’est à dire :
« Prie
Lis Lis Lis Relis Travaille
et tu Trouveras. »

Mais en réalité, je n’ai découvert cela qu’après mes 35 ans.
Et j’avais déjà bien usé ce chemin !

Certains vous diront que nous venons dans la vie actuelle avec des bagages provenant des vies passées. Personnellement, j’en suis convaincue.
Depuis toute petite, il y a des choses qui sont évidentes pour moi mais qui sont inconnues et incompréhensibles pour beaucoup.

Or, j’avoue que je serai incapables de les expliquées. Ce sont des principes, des processus, des dynamiques, des lectures, des compréhensions qui sont innées, liées à moi par Nature. Elles sont si intrinsèquement liées qu’elles demeurent inexplicables. Et, parfois, je m’essaie à les discerner, les décortiquées pour réussir à les expliquer.

Est-il donné à tout le monde d’être alchimiste ?

A mon sens, on ne peut pas se décréter alchimiste. Un alchimiste ne peut qu’être reconnu par ses pairs.
Avoir réalisé des opération plus ou moins consciemment ne fait pas de nous des alchimistes. Sinon, toute femme qui enfante serait une alchimiste par nature. A partir de 2 gamètes, elle crée un enfant !

Mais dire cela est impropre. La femme ne crée pas l’enfant, c’est la Nature qui réalise cela. Mais elle ne peut le faire qu’avec la participation du corps de la femme qui le porte en son sein.
Et ne nous leurrons pas, la qualité énergétique, psychique, émotionnelle… participe aussi à cette grande opération.

La femme qui enfante participe au mystère de la création.
Elle peut en être regardée symboliquement comme le creuset vivant.
Mais participer à cette œuvre ne signifie pas en posséder la connaissance ni la maîtrise alchimiques.

De même, je vois fleurir depuis quelques années des thérapeutes et des thérapies « alchimiques » qui ne portent ce nom que parce qu’ils/elles participent à des transformations. Mais à mon sens cela est un usage impropre du terme.

Un alchimiste se doit d’avoir un lien à Dieu (le seul texte présent dans le mutus liber (le livre muet base de travail de nombreux alchimistes comment par « Prie »), une regardance à l’égard de la Vie, une lecture du livre de la Nature, et des qualités de coeurs, d’être, d’humilité, d’observation, de réceptivité, d’étude… qui ne sont pas donné à tout le monde. C’est une nature d’être, de coeur et une posture interne particulière et rare.
Mais l’étude n’est pas suffisante même si elle est une part importante.
L’alchimiste n’est pas alchimiste par acquisition de la théories et des principes. Il l’est par le travail conscient en laboratoire.

Cela demande beaucoup de constance, d’attention, de précision… Car il échoue souvent. D’ailleurs, lorsqu’il échoue, il retourne étudier le livre de la Nature, puis revient au laboratoire empli d’inspiration. Jusqu’à éhouer à nouveau. C’est cela le travail de l’alchimiste.

L’alchimiste n’est jamais arrivé, son travail est une recherche infinie et constante de perfectionnement.

L’étude du livre de la Nature et la plus simple et la plus naturelle qui nous ait été donnée. Aucun livre sacré n’est plus sacré que ce livre. Si vous souhaitez vous y initier les livres qui retranscrivent les enseignements de Mikhaêl Omraam Aïvahnov sont un bon point de départ. Par la suite, et en même temps, il convient de devenir observateur de la Vie.

Si vous souhaitez cheminer à votre rythme tout en étant accompagné.e, j’aurais plaisir à partager ce chemin avec vous. Cela prend la forme de rendez-vous individuels au rythme que vous souhaitez.
Et cela commence nécessairement par un premier rendez-vous :

Prendre rendez-vous en tant que particulier 

➡️ en présenciel à Grasse (06) Alpes-maritimes / PACA – France
➡️ en présenciel à Motauroux (83) Var / PACA – France (sur demande spécifique)
➡️ en présentiel en région parisienne – France
➡️ en visio

Vous êtes un.e professionnel.le et préférez un format adapté ?
➡️ envoyez-moi un message)

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