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La tolérance ouvre le champ de la compréhension

Les notions de tolérance et de compréhension sont, selon moi, des valeurs extrêmement importantes.

Car oui, je ne remets pas les guillemets à chaque fois, mais ce que j’écris sur le blog correspond à ma vision du monde et est le reflet de ma vérité qui ne sont pas absolues, par essence… puisque je ne suis qu’une humaine.

C’est d’ailleurs pour ces mêmes raisons que la tolérance est de mise.

Qui que soit le Je ou le Moi du sujet, ce qui est, pour moi, une certitude ne l’est que selon mon champ d’expériences et de connaissances. Ainsi, ce que je définis comme la normalité ou la vérité n’engage que moi.

La règle de fonctionnement de l’humanité ne devrait donc pas être de vouloir imposer une norme globale. Celle-ci génère en conséquence des clivages ouvrant eux-mêmes sur le « diviser pour mieux régner ».

Mais davantage sur une règle de tolérance plus ouverte partant du précepte que :

Ce n’est pas parce que je ne crois/perçois pas quelque chose que cela n’existe pas.

Pour vous aider en cela, je vous renvoie sur le concept de votre carte du monde.

Comment être davantage dans la tolérance ?

Etre plus tolérant avec les autres implique souvent de commencer par être plus tolérant avec soi-même.

 Charité bien ordonnée commence par soi-même. 

– dit le proverbe

Or, c’est bien de cela qu’il s’agit. La tolérance est une générosité du coeur. Or, celle-ci démarre de Soi ou plutôt, elle nait est provient de notre coeur. Alors, comment pourrait-elle toucher quelqu’un d’extérieur à nous sans commencer par nous toucher nous-même ?

Il en est de m’aime lorsqu’il s’agit de bien aimer. Comment pourrions-nous aimer quelqu’un d’autre que soi si nous ne nous aimons pas nous-même ? Le risque est alors de mal l’aimer ou d’attendre de l’autre qu’il nous aime à notre place. Cela génère des situations complexes, parfois toxiques et souvent déséquilibrées.

La tolérance, c’est aimer suffisamment pour sortir du jugement et accepter que tout ne peut pas être selon notre bon vouloir et correspondre à notre norme de la normalité ou de celle de la société ; qui d’ailleurs change constamment au fil du temps.

Un précepte en coaching invite à considérer que :

Chacun fait de son mieux en fonction de ses croyances et de ses connaissances.

A part quelques rares cas pathologiques, l’expérience m’a démontré que c’était un fait avéré.
Les différences entre les points de vue de chacun, sur ce qui est bon ou mauvais, est fonction de son cadre de référence, de ses valeurs, croyances et paradigmes, interprétés avec son outil d’analyse interne lié à la dualité du monde.

L’humain décrypte le monde en fonction de son passé. La tolérance c’est accepter d’en sortir pour mieux percevoir

Ainsi, la somme des expériences bonnes ou mauvaises de chacun fait de lui ce qu’il est devenu : la variante de sa personnalité manifestée dans cette réalité.

C’est la somme des expériences qui fait d’un Homme un Homme dit la chanson

L’humain reproduit ce qu’il connaît, ce qu’il a expérimenté, ce dont il a été le témoin actif ou passif. L’humain est, par nature, peu créatif, en vérité. Pas parce qu’il n’en est pas capable mais bien parce qu’il a des difficultés à lâcher son mental pour s’abandonner à l’inspiration créatrice. Sauf, certains artistes qui parviennent à regrouper les conditions nécessaires. Celles-ci se résument souvent à réussir à rentrer dans un état d’être propice permettant d’être touché par l’inspiration dans la pratique de son Art. Or, ce n’est que touché(e)s par l’inspiration que nous pouvons créer du nouveau.

Dans ce contexte, en fonctionnant avec notre mental, ce sont les expériences de notre passé que nous reproduisons. C’est ce qui explique qu’inconsciemment, l’humain reproduit ce qu’il a expérimenté même si cela l’a fait souffrir. Et le fait potentiellement encore souffrir. Ainsi, il rejoue le même film, en boucle.

Certaines personnes en viennent à battre leurs enfants car leurs parents les battaient. Alors même que dans leur coeur ils aimeraient surtout ne pas en arriver-là mais y retournent constamment.

Ainsi, leur inconscient a fait un lien entre « être parents » et « battre ses enfants ». Même si consciemment, ils voudraient absolument éviter cela. Mais, dans certaines situations, lorsque c’est l’inconscient qui prend le relais, car un processus automatique (colère, survie, défense…) se met en marche, ils ne parviennent pas à s’en empêcher.

Je ne dis pas qu’il faut trouver cela normal. Absolument pas ! J’indique simplement que c’est un processus humain qui est à modifier.

Le programme automatique que joue l’inconscient à ce moment-là peut être ré-encodé.

Mon propos est de dire qu’il est possible d’être tolérant fasse à cette difficulté aussi. Même si nous ne la comprenons pas et que nous n’y adhérons pas. Le jugement, ici, n’a pas sa place dans la mesure où la personne décide de se prendre en main.

Car, fort heureusement, ce n’est pas une fatalité. Quand la personne décide d’arrêter cela, il lui est possible de transformer le processus en se faisant aider. Pour cela, il faut oser en parler et oser demander de l’aide et/ou accepter une proposition d’aide émanant de l’extérieur. Personne n’est parfait ou infaillible mais nous pouvons nous améliorer si nous mettons en oeuvre le nécessaire.

Pourtant, parfois, par honte ou culpabilité, la personne sera incapable de demander de l’aide. Elle cherchera à taire cela et ça deviendra un secret familial éhonté. Alors que traiter le problème à la racine lui permettrait de le dépasser et le reléguer à la case du passé révolu et d’en libérer ses enfants.

Ce qui est étonnant, c’est l’après. Une fois l’épreuve passée, tout cela est rapidement très loin de nous. C’est un goût de paix qui prend alors la place. Le jeu en vaut la chandelle. Mais cela demande un véritable investissement personnel. Il faut s’engager corps et âme à amener cette transformation, s’observer et se mobiliser pour y parvenir. Tout en étant parfaitement tolérant envers soi-même.

Si j’étais à sa place, comment je le vivrais ?

Comment développer notre tolérance envers l’autre ? Je vous partage le processus que j’ai adopté. Puis, dépassé à une autre étape.

Pour parvenir à être plus tolérante, j’essayais de me projeter dans la vie de l’autre en essayant de m’accorder à sa carte du monde. En me disant : Si j’étais à sa place comment je le vivrais ?

Attention, le risque d’échec se situe dans le fait de se poser la question mais d’interpréter la réponse selon notre cadre du monde et de ce qui s’applique à nous. Cet exercice demande une certaine ouverture, voir une ouverture certaine.
Si nous nous en tenons à notre cadre de référence personnel et à notre carte du monde, alors nous ne parviendrons qu’à faire un transfert. Ce qui est plus néfaste que bénéfique et surtout très dangereux car cela nous fait rentrer en plein dans une dynamique relationnel de triangle dramatique. Et, sans le vouloir ou nous en rendre compte, nous sommes bel et bien englué(e)s dans le jugement.

Or, l’idée n’est absolument pas de juger mais de faire une évaluation par le ressenti. Il n’est pas non plus question de vouloir apporter une solution qui se révèlerait n’être que la nôtre. C’est à dire, valable pour nous mais pas nécessairement pour l’autre. C’est d’ailleurs rarement le cas. chacun a sa propre solution. Or, la seule solution valable émane de nous. Il est important que la personne puisse se l’approprier sinon, cela ne fonctionne pas. Et, si nous cherchons à lui imposer, alors il serait bien trop rapide,, de tomber aussi dans un triangle dramatique.

D’autant plus que la meilleure solution, la bonne, la personne doit la faire émerger de son monde intérieur ou la faire valider par son unicité.

En écoutant l’autre, en s’ouvrant à sa manière de voir le monde, même si elle est à l’inverse de notre manière à nous de l’appréhender, nous élargissons notre perception. Et ainsi, nous ouvrons notre champ de compréhension. Accueillir la manière de voir de l’autre nous enrichis et nous offre une autre vision de la réalité qui est très constructive et nourrissante.

Essayez ! faites-vous votre propre expérience… si vous le souhaitez 😉

Pour acquérir davantage de tolérance, on ne le répétera jamais assez

Bigli Migli

Aime ton prochain comme toi-même 

et Tout est juste mais ne l’est pas toujours tel que nous le croyons. C’est une demie-vérité. Tout dépend dans quel état de conscience nous nous référons 😉

J’espère que cet article vous aura apporté un petit de lumière, soyez libre de réagir en postant un commentaire.

Je vous souhaite une belle semaine

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