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Comment arrêter se soucier de ce que les autres pensent ?

Durant de très nombreuses rencontres et pas moins d’entretiens, il ressort que beaucoup se préoccupent de ce que pensent les autres. Parfois, durant toute la consultation, le consultant me questionne sur ce que l’autre pense de lui, les sentiments, les intentions, l’interprétation de la situation faite par l’autre, selon son point de vue.

Je comprends le pourquoi de cela. C’est humain. Mais, ce n’est pas juste. Cela indique que la personne ne se perçoit que dans le reflet que lui offre le jugement des autres. Et, souvent, très souvent, c’est le témoignage de son incapacité à s’aimer.

Bien sûr que je suis en mesure de donner du sens à ces questionnements. C’est évident. Pourtant, je vois à quel point ils peuvent générer souffrances, mal-être. En faisant cela, en se rangeant derrière le jugement des autres, l’humain s’inflige une torture psychologique immense.

Alors, aujourd’hui, à travers cet article, j’espère pouvoir apporter un élément, une graine qui pourra permettre à chacun de transformer cette mauvaise habitude.

Pourquoi ne pas directement poser la question à l’intéressé(e) ? 

Nous avons peur qu’il/elle nous mente, qu’il/elle ne soit pas honnête ? Si c’est pour cela, questionnons-nous sur notre propre penchant à mentir ou à la relation que nous entretenons avec l’honnêteté. N’avons-nous pas, nous-même cette tendance à déguiser la Vérité ? Si c’est le cas, il est peut-être temps de commencer par modifier cela.

Cela nous permettrait d’assainir notre relation aux autres de manière miraculeuse !

Se préoccuper à essayer à deviner ce que pensent les autres est une mauvaise habitude.

Oui, c’est tout bonnement une pratique inappropriée. Une curiosité mal placée, mal aspectée. Oui, il m’est possible, lorsque je ne suis pas engagée émotionnellement de savoir ce que pensent les autres de moi, de nous, de quelqu’un d’autre, de tout et n’importe quoi. Pourquoi Dieu m’a offert ce don (qui n’en est pas un) ?… Simplement parce qu’il n’a aucune espèce d’importance. Lorsque je me préoccupe de ce qu’on pense de moi… je n’y ai pas accès. Lol. Dieu a le sens de l’humour !

Depuis petite, j’ai toujours été différente, atypique… c’était très difficile et déstabilisant pour mes parents, mes proches et surtout pour moi-même. Bien sûr, que dans certains domaines et certains contextes cela les rendaient fiers de moi. Mais, qu’est-ce qu’ils subissaient le reste du temps ! Comme c’est difficile d’élever un enfant différent et d’être confronté au regard, au jugement et aux dires des autres !

Pour eux, ce n’était pas évident. Pour moi, cela ne l’était pas moins. Du rejet, de l’incompréhension, du retrait solitaire,  voilà ce que j’ai beaucoup expérimenté. Et, je ne me cache pas que moi-même, j’entretenais en réaction une distance de “sécurité”. Car moins de contacts = moins d’impacts. C’est ainsi que certains finissent par s’isoler irrémédiablement. Ils se reconnaitront et je tiens à leur offrir mon témoignage : Nous pouvons vivre mieux et libre.

Cela m’a permis de garder le cap, de continuer à être moi et à incarner ma nature profonde dans ses différentes facettes, à être alignée, centrée, en cohérence avec mon essence et mon originalité. Si je partage cela, c’est pour apporter le témoignage que c’est faisable et que nous pouvons tous faire ce choix et incarner qui nous sommes. Il suffit de quelques ajustements dans nos modes de fonctionnement propres.

Rapidement, j’ai appris autre chose : ce que les autres pensent n’a aucune importance.

Nos pensées, nos évaluations, nos jugements ne sont que le report, de ce que nous percevons de ce que vit l’autre, appliqué à notre propre cadre de référence.
Ce cadre de référence, en réalité, ne correspond à rien à part à notre propre incomplétude. Il est le fruit de nos expériences. Par chance, il se complète à chaque nouvelle expérimentation que la vie nous apporte. Notre jugement est donc parfaitement insignifiant. Il n’a que le sens que nous voulons bien lui donner. Ce jugement n’a aucun sens et ne correspond à rien de réel. Il n’est qu’une illusion fictive. Il n’a aucune importance. Contrairement à nos plus infimes intentions, ce que nous appelons les petites choses et qui ont une valeur immense.

La vie nous met à l’épreuve et nous éprouve pour que nous chamboulions ce cadre de référence qui est constamment erroné et incomplet.

Or, le cadre de référence de chacun n’est que le fruit de lui-même. Donc, ce que les autres pensent de nous n’est que l’expression d’une pensée erronée d’eux-mêmes qui a été transférée sur nous.

Ce que les autres pensent de toi ne te regarde pas, c’est leur problème, pas le tien !

-Gérard Briffoteaux

Donc, ce qu’ils pensent de nous ne parle que d’eux et du transfert qu’ils font sur nous. Ce processus est bien connu de tout professionnel compétent travaillant sur la psyché, le psychisme et la dynamique relationnelle.

Ce que les autres perçoivent de nous, est, soit une partie d’eux qu’ils nient soit une partie d’eux qu’ils apprécient. Leur réaction et leur appréciation dépendront du rapport qu’ils ont avec ce reflet d’une partie d’eux qu’ils vois en nous. (cf. Le monde extérieur est le reflet de votre monde intérieur)

Comment arrêter se soucier de ce que les autres pensent ?

La vie m’a naturellement amener là… par bonheur, par chance, ou simplement pour survivre ? Non, c’est ma nature rebelle de mouton noir qui s’est exprimée ici. Alors, je vais tenter de nous aider à comprendre ce qui se joue en moi dans cette confrontation au monde.

Depuis toute petite, je perçois la nature des gens, qui ils sont, ce qu’ils veulent, leur essence et comment ils fonctionnent. Je vois leurs qualités et leurs failles. Aujourd’hui avec bien plus d’amour et de bienveillance alors qu’avant, cela me faisait peur.

A l’époque, j’investissais beaucoup pour que ce ne soit plus le cas. Mais, il n’est pas possible de repousser notre nature bien longtemps. Chasse le naturel et il revient au galop !

Malgré les efforts que j’ai pu réaliser pour faire mieux, pour être plus appropriée/normale/adaptée. Ces efforts n’ont jamais été perçu… Probablement parce que je n’en faisais pas étalage. J’aurais peut-être dû pratiquer ce qu’on appelle le marketing personnel…mais je n’étais pas de nature à mettre mes efforts en avant. Pourtant, j’aurais apprécié qu’ils soient reconnus.

Heureusement, j’ai rapidement compris (il ne m’a fallu que quelques années de jeunesse) que cela ne servait à rien de vouloir être apprécié(e) ou reconnu(e) par les autres ou ne serait-ce qu’être aimé(e) par les autres pour qui nous sommes. Ce qu’ils aiment en général, pour la grande majorité, c’est ce que nous sommes. Entendons ce que nous représentons pour eux : l’étiquette, le rôle, l’apparence, la position sociale,… Et, cela n’est pas juste et nous plonge dans le tourment si nous validons leur façon d’évaluer les êtres.

Un grand Maître spirituel à dit :

Les autres sont un dieu démoniaque qui nous pousse à nous corrompre pour lui plaire. C’est ainsi, en s’appuyant sur nos bonnes intentions et notre bonne volonté qu’il nous soumet à son infamie et nous contraints à vivre en enfer.
Réfléchissez-y !
Est-il juste de renoncer à notre âme pour plaire à ce dieu démoniaque que sont les autres ?

Ou vaut-il mieux préférer prendre le risque de leur déplaire pour conserver notre âme et entrer dans le Paradis pour Vivre éternellement dans la Paix du Royaume de Dieu ?

Chacun est effectivement libre de faire son choix en usant avec discernement de son libre arbitre.

Alors, j’ai appris à faire sans. Et, j’ai statué que ce que les autres pensent de moi ne me regarde pas.

Et, c’est ainsi que j’ai fait des choix différents, controversés, à contre-courants… J’ai choisi d’user librement et avec mon propre discernement de mon libre arbitre.

Je ne dis pas que c’était facile. Mais, ça l’est aujourd’hui beaucoup moins. Même si c’est encore complexe parfois. La contre-partie est tellement savoureuse que rien n’est plus doux que vivre notre Originalité. Défendre mes opinions et choix avec force et ardeur face, ne serait-ce qu’à mes proches n’est jamais totalement confortable. Mais, la stabilité que nous pouvons développer à l’intérieur est très aidante.

A un moment donné, mes proches ont fini par jeter l’éponge dans leur souhait de vouloir me ramener à la raison, ou à la norme. Puis, ils sont revenus à la charge sur certains sujets, avant de renoncer à nouveau. Il est épuisant de vouloir s’opposer à une personne qui est stable dans sa conviction intérieure que ses choix sont justes. Si nous manquons de constance, cela se révèlera épuisant. Mais si nous avançons avec constance, alors tout prend sa place et les difficultés s’allègent.

Les autres ont fini par arrêter de vouloir m’imposer ce qu’ils pensent de moi, de mes choix et décisions. Et, cela à partir du moment où je n’ai plus donné d’importance à ce qu’ils pouvaient bien dire ou penser.

Tout homme est stupéfait par ce que les autres pensent de lui.

– André Maurois

Nous serions tous surpris et stupéfaits de ce que les autres pensent de nous dans certains cas. Car, parfois, cela n’a aucun rapport avec qui nous sommes.
Cela se perçoit encore plus facilement à l’époque où nous vivons et où prolifère le marketing de Soi.

L’image et le profil diffusés sur les réseaux sociaux n’ont souvent aucun rapport avec qui est réellement la personne qu’ils mettent en scène.

Nous pouvons percevoir cette distorsion. Alors, nous pouvons comprendre pourquoi, foncièrement, dans la vraie vie, dans la vie “normale” aussi, ce que les autres pensent de nous n’est pas qui nous sommes. Car, en effet, la limitation perceptive que nous imposent les réseaux sociaux et la même que celle que nous expérimentons au quotidien. C’est simplement le contexte perceptif qui change. Mais cela ne change en rien notre système perceptif ni le fonctionnement de cet organe multi-potentiels qu’est notre cerveau.

Ce que pensent les autres ne nous regarde pas

Ce qu’ils pensent ne parle que d’eux et des jugements qu’ils entretiennent envers eux-même. Ne nous leurrons pas, l’autre c’est aussi le reflet de nous-mêmes de la même manière que nous sommes le reflet d’eux.

Alors, si nous commencions par arrêter de nous juger, de cesser de donner de l’importance au regard qu’ils nous portent et que nous commencions à arpenter le chemin de l’acceptation de Soi ?

Nous juger et juger notre prochain n’a aucune utilité.

Nous sommes tel(le) que la Vie nous a modelés. Personne n’est foncièrement meilleur qu’un(e) autre ! Nous avons juste été livrés avec certaines aptitudes et quelques matériaux vils à sublimer. Ces matériaux vils sont notre potentiel et la Source de pourquoi nous faisons les expériences à travers lesquelles la vie nous éprouve pour nous amener à trouver les clés de la transmutation de cette matière… Pour la sublimer en pierre précieuse, pour nous permettre de trouver et d’extraire la quintessence, la pierre cachée qu’elle renferme en secret.

Alors, c’est à nous de choisir l’importance et le pouvoir que nous conférons à ce que pensent les autres.

Le plus important dans la vie n’est pas ce que disent ou pensent les autres, mais ce que vous apportez à l’humanité.

– Latt Rodrigue

Alors, pourquoi ne pas choisir d’apporter un nouveau dans notre Vie et d’utiliser la partie créatrice de notre être ?

En choisissant de réaliser cela, nous allons utiliser une partie de notre cerveau bien plus intéressante, génératrice et créative. Je vous propose de solliciter cette partie de nous qui est capable de recevoir l’inspiration.

Et si nous nous autorisions à générer et créer quelque chose de totalement nouveau dans notre vie ?

Dans cette proposition, il s’agit de générer réellement du nouveau en mettant notre mental et notre esprit de coté pour laisser place à l’inspiration et notre âme (cf. Masterclass : Dépasser l’ego pour danser avec son âme)

Je suis consciente que cette proposition peut sembler étrange ou complexe, mais elle ne l’est pas et j’ai un petit exercice ludique, pratique et très générateur à proposer pour mettre cela en oeuvre. La création d’une véritable planche créative ou la réalisation d’une vraie planche de visualisation.

Pour réaliser uns planche de visualisation, il faut un peu de matériel :

  • Un support d’environ 42×30 cm soit une feuille A2. Cela correspond à 2 feuilles A3 scotchée ensemble ou 4 feuilles A4
  • Une pile de magazines divers : masculin, féminin, déco, santé, journal local…etc… tout ce qui contient des visuels est approprié. Il nous en faut au moins une douzaine
  • Une paire de ciseau, du scotch repositionnable, de la colle en bâton
  • Un coeur, de la présence (pour mieux comprendre de quoi je parle : Présence à Soi et présence aux autres) et du temps
  • Lâcher-prise pour pouvoir nous ouvrir à l’inspiration créatrice. Si ce point est complexe, cet atelier d’enseignement peut aider : Lâcher-prise & et foutez-vous la paix

Voilà, si nous avons tout cela, il ne reste plus qu’à nous couper la tête et nous allons pouvoir commencer à créer une planche créative ou planche de visualisation .
Non, ok c’est un boutade d’alchimiste, ne nous coupons pas la tête factuellement.
Déposons simplement notre mental dans un coin de la pièce (l’intention de le faire mêlée de conviction suffit généralement) et n’y revenons pas avant d’avoir stoppé l’exercice.

Tout le reste est expliqué dans la vidéo “ma planche de visualisation – Création d’une planche créative” ci-dessous.

C’est un véritable jeu d’enfant si nous avons préalablement réalisé notre coupé de tête. Si nous ne l’avons pas fait au préalable, nous ne créerons rien de nouveau… malheureusement. L’exercice sera donc raté. Au minimum, nous aurons réalisé des travaux manuels et peut-être passé un temps agréable. En tout cas, c’est le minimum que je nous souhaite.

Soyons libre de poster commentaire, question ou retour d’expérience en utilisant le module de commentaire ci-dessous.

Si un besoin d’accompagnement se fait sentir, en relation avec un des thème abordé ici ou un autre, je suis au service de toute personne de bonne volonté… si elle le souhaite. Il suffit de réserver une consultation ici.

Je nous souhaite de tout coeur une belle et lumineuse semaine et un agréable moment de création.
Lætitia

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