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Prendre conscience de l’importance des petites choses

Celui qui est attentionné envers les petites choses le sera aussi envers les grandes.

Au fil des accompagnements, je prends conscience de l’importance des petites choses, des détails, des nuances. De tout ce qui semble être de petits riens mais qui se révèle être d’une importance capitale et essentielle. Car, ce sont ces petites choses qui changent tout. En systémique, nous savons cela. Il suffit de changer le moindre élément pour que tout l’équilibre soit modifié. Or, cela se vérifie à tous les niveaux et dans toutes les dimensions.

J’aimerais offrir cet article et le dédié à celle/celui qui est attentionné(e) même et surtout envers les petites choses. Puissions-nous être inspirés d’être ou de devenir davantage à leur ressemblance.

Celui qui est fidèle dans les petites choses est aussi fidèle dans les grandes

Qui ne connait pas ce verset de la Bible sans même savoir qu’il vient de là ? (Luc 16:10)

En effet, il est plus aisé d’être fidèle dans les grandes choses car l’ego trouve son compte dans cet “investissement” d’attention qui se voit. Les grandes choses ont souvent plus de valeur et notre investissement en est plus visible et augure l’obtention de potentiels grands avantages. Ou, ne serait-ce que de la reconnaissance ou un Merci.

Mais qui alors va se préoccuper des petites choses ? des petits détails ? des petites nuances ?

La plupart vous dirons On s’en fout ! ou J’ai pas le temps pour ça !

C’est ainsi que pour un petit accro, un vêtement finit à la benne au lieu d’être réparé. Ou, un employé est licencié pour un petit manquement au lieu de mieux le former. Ben oui quoi !? On s’en fout ! Quelle importance ? Qui a du temps à investir dans cela ? Il est tellement plus facile de jeter et d’en acquérir un nouveau. Pourquoi prendrions-nous soin des choses et des gens ? … à part une mère… peut-être… qui investirait ce temps, cette attention… et encore… car de nos jours, même les grands-parents n’ont plus de temps à consacrer. Nous faisons partie de cette génération kleenex qui mobilise d’avantage ses ressources pour critiquer et médire plutôt que pour prendre soin et être présent. Quelle tristesse ! Quelle misère de coeur !

Et alors quoi ? On ne s’occupe plus que du gros oeuvre dans notre vie ?

Ca y est, c’est fini ? plus de second oeuvre, plus de finitions, plus d’Art du détail ? On en a fini avec la finesse et la préciosité des petites choses qui créent la Beauté ?

Pourtant, la Beauté, ce n’est pas rien. Il est dit qu’il s’agit d’un don de Dieu. La recherche de la Beauté est aussi, excusez-moi du peu, un des trois piliers de l’existence des initiés (si on fait abstraction du quatrième qui est invisible et inconnu. Oups ! Je n’aurais probablement pas dû en parler du coup :/ ! Oubliez donc cela. Ca n’existe pas. La preuve ? Ca ne se voit pas.)

Ne nous a-t-on pas dit que David triomphe de Goliath, que la souris vaincra l’éléphant, qu’un virus peut mettre à genoux le corps et l’esprit du plus grand et fort d’entre nous ? Tout comme la beauté fera fléchir (à bon escient) son coeur.

L’attraction des grandes choses est plus grande que celle des petites choses

Ah ça ! du Grand Oeuvre, on nous en parle ! On nous en rabâche les oreilles dans tous les coins dès que nous nous approchons de près ou de loin, de gnostiques, templiers, hermétistes, Rose+croix… etc… ou de leurs sympathisants.

Pourquoi ne parle-t-on que de ce grand oeuvre lié à l’Egypte Ancienne ? Tous n’en ont que pour le grand oeuvre. Alors oui, certes, il est plus grand, plus voyant et répond à de plus grandes convoitises. Mais est-il réellement possible de le réaliser sans se préoccuper des petites choses, de ce qui ne se voit pas ? En considérant le Petit Oeuvre par exemple.

Et puis bon, sincèrement, il serait temps de ressasser les vieilles énergies et la lourdeur de l’Egypte ancienne. Ne pourrait-on pas enfin décider de laisser la vase se déposer et se reposer au fond de la mare au lieu de chercher à la remuer de génération en génération ?

Ce qui est grand, n’est-il pas fait de petites choses ?

Notre corps est fait de cellules, elles-mêmes faites d’atomes n’est-ce pas ? et l’univers de planètes, faites aussi d’atomes. Les molécules, particules et atomes, ces petites choses et celles encore plus petites sont essentielles aux grandes pour la bonne et simple raison qu’elles les constituent !

Mais quel rapport avec le Petit Oeuvre ?

Le petit oeuvre est aussi appelé oeuvre au blanc. Il est sous l’égide de la Lune. Cela concerne donc ce qui ne se voit pas. Ce qui est dans l’obscurité. C’est aussi tout ce qui touche aux sentiments, aux pensées… à l’Astral. Ce sont toutes ces petites choses immatérielles qui ne se voient pas mais qui se vivent intérieurement. Qui pourrait considérer qu’une simple pensée, qui peut sembler anodine, pourrait avoir un impact déterminant qui conditionnerait toute une vie ?

Alors, on s’intéresse davantage à rectifier ce qui se voit. Mais, en vérité, je vous le dis, lorsque cela se voit, c’est trop tard.

Quand le résultat est visible, c’est trop tard

Je pourrais faire le parallèle avec les déséquilibres qui se voient déjà , qui sont présents, latents dans nos corps subtils avant de se manifester dans notre corps physique de matière. Cela peut sembler impalpable pourtant pour moi, c’est très concret, car, je le vois. Mais, pour que cela puisse parler à davantage de personnes, je vais faire un autre parallèle par le biais d’une métaphore.

Depuis peu, je me suis mise au tricot. J’avais toujours eu dans l’idée que j’apprendrai à tricoter lorsque je serai en congé maternité. Mais il a fallu que j’en arrive à mon troisième pour pouvoir réaliser cela. Il faut dire que les deux précédents étaient chacun d’une nature bien différente. Et, la possibilité de pouvoir réaliser mon souhait s’est avéré irréalisable.

Bref, cela a donc mis du temps. Il est important ici de prendre conscience que la densification, la matérialisation des idées et intentions prennent un temps plus ou moins long 😉 Enfin, n’oublions pas que ce n’est pas nous qui décidons de cela. Parfois, la densification ne se fait pas. Et, même si cela peut nous faire râler (ici, c’est notre ego, notre personnalité qui ronchonne de frustration) c’est pour notre bien.

La vie est comme un tricot, faite d’une multitude de petites mailles.

Je ne sais pas si vous avez déjà tricoté mais c’est assez technique. Il faut commencer par monter les mailles (disons la trame de base, la fondation). C’est-à-dire que nous commençons par déterminer un nombre de mailles de base et d’une taille (diamètre si l’on puis dire) voulue. Ensuite, nous tricotons les mailles selon un ou plusieurs points déterminés pour réaliser un ouvrage choisi. Sur la base d’un modèle existant et éprouvé ou une trame définie par nous-même (pour les experts).

Tricoter ce n’est pas facile car il faut être attentif à tous les instants. Ca ne se voit pas quand on regarde une experte qui peut le faire en discutant. mais, une inattention suffit pour rater une maille, la perdre ou mal la former (faire une maille à l’endroit plutôt qu’une maille à l’envers) ou mal prendre la laine, oublier de décaler le fil de l’avant vers l’arrière ou le faire par automatisme alors que cela n’est pas nécessaire etc… Or, sur le coup, cela ne se voit pas. C’est quelques rangs (une ligne de tricot est un rang) plus tard que cela se voit. Et ça se voit vraiment beaucoup. Un peu comme le nez au milieu de la figure.

Et, alors, là, il faut rattraper l’erreur. Cela est parfois simple. Mais, parfois, il faut démonter le tricot pour tout reprendre là où il y a eu le problème. Or, pour faire un ouvrage, c’est long ! Il faut donc être appliqué et minutieux.

Quel rapport entre une erreur dans la vie et une en tricot ?

A l’instar du tricot, notre vie est composée d’une multitude de petites actions : une parole, un geste, une pensée, une décision… Ensemble, ces petites choses tissent les mailles de l’ouvrage de notre vie.

Une inattention suffit pour qu’une parole soit verbalisée sans conscience. De cette parole peut naître un grand impact : brouille avec un ami, perte de travail, rupture amoureuse, dispute familiale, dépression ou mal-être d’un proche… Pourtant cela semblait anodin, nous ne l’avons même pas vu venir !

Et, après cela, il faut rattraper la maille, ou plutôt rattraper l’erreur.

Présenter nos excuses, demander pardon et refaire, parfois, cela suffit. Mais, encore faut-il savoir/pouvoir le faire correctement. Il faut identifier l’endroit ou l’erreur a été réalisée et reprendre ce qui doit l’être. Cela demande de l’observation et du discernement. C’est cela le karma. Démonter et refaire pour rectifier les erreurs passées.

D’autres fois, nous prenons une décision un peu à l’arrache car elle semble avoir peu d’importance. Mais le temps passant (on tricote plusieurs rangs entre-temps), et à l’issue nous nous retrouvons à avoir corrompu un lien, détruit une relation. Cela nous mène à une rupture de lien avec un parent, la perte d’un client important, la rupture définitive vis-à-vis d’une relation amoureuse, l’éloignement d’un ami cher à notre coeur mais délaissé… Sauf que parfois, même avec la meilleure volonté du monde, cela n’est pas rattrapable, c’est foutu. Il faut tout défaire et tout recommencer. Cela va nous demander beaucoup plus de temps et d’efforts à investir pour un petit moment d’inattention ou d’inconscience.

Les choses importantes à notre coeur, sont parfois perdues à cause de petites choses

Lorsque nous finissons par focaliser notre attention sur une grosse chose. Que ce soit la réussite professionnelle, par exemple, la gestion des dossiers compliqués pour avoir une promotion, les obligations et tâches quotidiennes… Nous portons notre regard quasi exclusivement sur cela et nous finissons par oublier les petites choses : un regard, une caresse, une attention pour notre bien-aimé(e).

Le temps passant, elle/il s’éloigne de plus en plus car en vérité, c’est nous qui avons éloigné notre regard d’elle/lui. Et, le jour où elle/il part, nous ne l’avons pas vu venir.

Nous étions focalisé(e)(s) sur le Grand Oeuvre : ce qui se voit et prend de la place (trop). Nous n’avons pas fait attention à notre petit oeuvre : nos préoccupations, pensées, peurs, sentiments…

N’oublions pas le plus important : le petit oeuvre qui tisse, maille après maille, notre Vie.

Le Grand Oeuvre n’en est que l’expansion. Dans le Grand Oeuvre, nous amplifions le feu. Mais ce feu, c’est le Feu de l’Esprit, c’est-à dire-de la Conscience. La Véritable Conscience, ce qui est aussi communément appelé le Ciel. Si notre ciel intérieur est assombri par les nuages de nos préoccupations, alors la Joie et l’Amour ne fleuriront pas. Et finiront par disparaitre pour un temps plus où moins long en fonction du temps qu’il nous faudra pour nous en rendre compte et pour pouvoir changer notre façon de vivre au quotidien. C’est pour cela que nous parlons souvent de l’importance de la spiritualité au quotidien. C’es de cela dont il s’agit, pas de prétendus dons ou capacités qui dévient notre attention de ce qui importe réellement : la Vie.

Chacun de nous tisse son propre ouvrage. Chaque pensée est une petite chose, une de ces mailles, tout comme chacune de nos paroles ou actions. Alors considérons chaque élément comme un point spécifique et soyons plus consciencieux pour faire de l’ouvrage qui est notre vie une Oeuvre d’Art.

L’introspection et la méditation sont de bonnes pratiques pour prendre davantage conscience des petites choses et des nuances que nous leurs donnons 😉

Je vous souhaite une belle (re)découverte des petites choses qui constituent votre ouvrage d’artiste. Puisse l’inspiration en faire un ouvrage d’une beauté divine.

Bien à vous,
Lætitia

Si vous souhaitez pousser l’introspection un peu plus loin, voici un extrait plus étendu de l’évangile de St Luc à propos des petites choses.

Celui qui est fidèle dans les petites choses est aussi fidèle dans les grandes; celui qui est malhonnête dans les petites choses est aussi malhonnête dans les grandes. Si donc vous n’avez pas été fidèles dans votre façon d’utiliser les richesses trompeuses de ce monde, qui pourrait vous confier les vraies richesses ? Et si vous n’avez pas été fidèles en ce qui concerne le bien des autres, qui vous donnera le bien qui vous est destiné ?

«Aucun serviteur ne peut servir deux maîtres : ou bien il haïra le premier et aimera le second; ou bien il s’attachera au premier et méprisera le second. Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’argent.»

Les Pharisiens entendaient toutes ces paroles et se moquaient de Jésus, car ils aimaient l’argent. Jésus leur dit: «Vous êtes des gens qui se font passer pour justes aux yeux des hommes, mais Dieu connaît vos cœurs. Car ce que les hommes considèrent comme grand est détestable aux yeux de Dieu.

– Luc 16:10-15

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