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Se complaire dans la médiocrité

emotions-content-pas-contentLe thème de cet article m’a été soufflé par une cliente, même si, je l’avoue, le contenu de notre échange a été en grande partie très différent.

La première partie à considérer reste qu’est-ce que la médiocrité ?

  • Insuffisance dans la qualité, la valeur de quelqu’un, de quelque chose : Un travail qui ne souffre pas la médiocrité.
  • Insuffisance dans la quantité de quelque chose : La médiocrité de ses ressources.
  • Personne médiocre : 
    • Qui est très au-dessous de la moyenne, qui est insuffisant ; modique, modeste : Un salaire médiocre.
    • Qui a peu de capacité, n’atteint pas la moyenne dans tel ou tel domaine : Un élève médiocre en mathématiques.
    • Qui est sans éclat, sans grand intérêt : Une carrière médiocre. Un film de médiocre intérêt.

– selon le Larousse

En quoi consiste donc se complaire dans la médiocrité ?

Se complaire dans la médiocrité consiste à se contenter d’une vie médiocre. D’après la définition, une vie médiocre s’entend comme étant en-dessous de la moyenne. Mais, encore faudrait-il définir le cadre de ce que nous prenons en compte dans ce qu’est l’échantillon à considérer.

Une vie médiocre peut pourtant présenter, sous différents aspects, un avantage et offrir différents intérêts ou option favorable au bonheur ou au développement de l’humain.

sécuritéSe contenter d’une vie médiocre peut offrir un sentiment de sécurité.

C’est une vie qui ne fait pas peur parce qu’elle est constamment identique. Tout y est bien réglé, cadré, connu, sous contrôle. Rien ne donne l’impression de changer. Tout est sécurisé et les risques limités. Aucun espace n’est laissé pour l’inattendu.

Ce type de vie peut-être rassurante, réconfortante pour les personnes qui ont horreur de prendre des risques et qui sont à l’aise dans la routine : les routiniers.
Elle peut aussi être un antidote pour les personnes qui ont peur de réussir. Oui, il y en a plus que ce que vous pensez ! Car, si on réussit quelque chose qu’on n’avait pas réussit jusque-là, cela ouvrirait une opportunité d’évolution, donc de changement. Ce qui revient à dire que notre vie va changer et cela est un risque que certaines personnes qui vivent constamment dans la peur ne peuvent pas accepter de prendre même si c’est pour vivre mieux. Sortir de leur zone de confort signifie pour elles sortir de leur zone de sécurité.

Se contenter de la médiocrité permet parfois de se faire accepter.

teamwork-606818_960_720Sans vouloir stigmatiser certains secteurs, je tiens à vous faire part de retours d’expériences personnels et qui m’ont été rapportés par de nombreuses personnes.

Dans certains secteurs, et principalement dans les grandes entités, il est de coutume, pour se faire accepter par les anciens de ne pas chercher se dépasser. Histoire de ne pas se faire remarquer et de ne pas faire de l’ombre aux autres.

Si vous êtes trop rapide, dynamique, entreprenant ou que vous cherchez à faire des heures supplémentaires, vous vous verrez reconduire à la porte pendant votre période d’essai.

Pourquoi ? Parce que vous démontrez que le rythme lent imposé depuis longtemps par d’autre comme étant la norme peut être plus véloce. C’est un risque que les anciens ne peuvent pas prendre s’ils souhaitent conserver leur potentiel d’avoir de l’avancement en continuant à y aller mollo. Vous marchez sur leur plates bandes. Vous serez donc déclaré inapte à vous intérger à la culture et la norme de l’entreprise.
Dans ces structures, ce qui peut vous paraître médiocre est la norme obligatoire. Vous êtes donc tenu (e) de vous y adapter et vous en complaire ou de décamper.

Ce qui est médiocre pour certains ne l’est pas pour d’autres.

Ainsi, ce qui pour vous peut être pris pour de la médiocrité sera de la qualité pour d’autres. Tout dépend du cadre de référence et de la norme établie en la matière.

pieds-bebeC’est comme cela qu’un jour, je me suis entendu dire que 22% de septicémie à staphylocoque chez les grands prématurés durant leur séjour postnatal est normal. Oui normal, entendez acceptable.

Non, mais attendez ! Qui peut se cacher derrière un tel chiffre ? Cela veut dire qu’un enfant sur cinq contractera un staphylocoque durant les premiers jours de sa vie et qu’il en mourra et que cela est normal ? Pensez-vous vraiment qu’on peut accepter de rien avoir à en redire ?

Peut-être que vous oui… Mais moi non. Je ne serai jamais satisfaite de cet état de fait. Et, à ce que j’ai pu observer durant mes trop nombreux séjours dans les hôpitaux, il y aurait beaucoup de choses à faire en terme d’hygiène pour faire diminuer ce chiffre.

La médiocrité, un critère menant à la satisfaction ou d’insatisfactionmesure

Bref, le problème de la norme, c’est qu’elle pousse à se complaire dans la médiocrité. Sous prétexte que c’est dans la norme, la majorité des gens se contente de la médiocrité. C’est ce qu’on appelle la facilité.

tirer-vers-le-basC’est justement ce principe qui tire le monde vers le bas. A force de se contenter de choses de plus en plus médiocres, la norme devient de plus en plus médiocre. C’est un cercle vicieux.

Je m’explique. Si vous n’avez pas un tempérament de challenger et qu’en rentrant dans une nouvelle société, on vous indique que la norme est de faire 5 paquets par jour. Et bien, vous en ferez 5 et vous contenterez de ce chiffre.

Pevaluationar contre, si on vous indique que Pierre en fait 8 par jour et que vous pouvez avoir une prime intéressante à chaque fois que vous en faite plus de 5, peut-être que vous chercherez à en faire plus. Après, c’est une question de tempérament.

Mais, à terme, si tous les employés finissent ne serait-ce qu’à en faire 6 par jour et Pierre 8 la norme sera plus élevée que 5 c’est le cercle vertueux.

Attention toutefois à ne pas transformer pour autant les membres de l’équipe en citrons pressés sous prétexte qu’ils doivent en faire 8 tous les jours, comme Pierre, sous peine d’être licenciés ou mal vus.

 Définir son propre critère d’appréciation

Nice_scoreChacun de nous est différent. Nous sommes chacun unique avec des capacités et des aptitudes uniques. Définir et mettre en place nos propres critères d’appréciation aura plusieurs avantages :

  • Vous serez maître de vous-même et pourrez apprendre à vous réajuster.
  • Le cadre de référence sera le vôtre en accord avec qui vous êtes.
  • Vous pourrez choisir de chercher à vous améliorer ou pas selon vos choix personnels.
  • Vous le ferez pour vous seul(e).
  • Personne ne vous connait mieux que vous-même.
  • Votre ressenti aidera votre évaluation quotidienne. Vous pouvez déterminer par l’écoute de vous-mêmes si vous pensez pouvoir faire encore mieux ou pas en fonction de votre état corporel, émotionnel, mental du jour.

let-me-show-youSoyez indulgent(e) et bienveillant(e) avec vous-même. Progressez par pallier et si le résultat n’y est pas éviter le déni. Regardez les choses en face sans fausses excuses et cherchez ce qui peut vous aider ou ce qui peut être amélioré et recommencez.

Tout cela vous ouvrira une nouvelle porte vers une satisfaction que vous seul(e) pouvez vous offrir. Vous êtes unique, vous n’êtes pas la norme. Alors, définissez des critères d’appréciation uniques, pas dans la norme 😉

Pour aller plus loin réfléchissez à ces questions :

  • Comment se fait-il que vous avez décidé de vous contenter de cela ?
  • Qui a décidé pour vous ?
  • Comment se fait-il que vous avez accepté ?
  • Qu’est-ce qui vous empêche d’en changer ?
  • Qu’allez vous faire pour changer ce qui ce vous qui ne vous convient pas ?

N’hésitez pas à poster vos questions, remarques ou tout autre message dans le module de commentaire ci-dessous.

Si vous souhaitez un accompagnement pour aller plus loin, soyez libre de réserver votre consultation en cabinet ou à distance sur l’agenda en ligne

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