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Chacun de nous est un créateur

Chacun de nous est un créateur.

Nous l’avons, lu, vu, entendu… mais l’avons nous compris ? Avons-nous pris les rênes et la responsabilité de nos créations. D’ailleurs pratiquons nous la création ?

C’est un fait, il en va ainsi dans la vie. Chacun de nous est un créateur.

Ce fait avéré est prôné par tous les courants spirituels et repris par toutes les religions, les philosophies, toutes les médecines traditionnelles, les thérapies alternatives, les techniques de développement personnel… Soyons conscient(e)s que l’ombre parle le même langage que la lumière mais tire la couverture sur elle.

Réveillons-nous ! Le créateur en nous a besoin de sortir de son sommeil !

C’est ainsi, les pensées sont libres et elles peuvent vagabonder à l’infini ! Aujourd’hui, chacun doit avoir en tête, afin de faire avancer la réforme de l’humanité et du monde, qu’il est un créateur et qu’il doit résister pour créer sans cesse, et créer pour résister sans cesse. C’est ce que nous devons faire.

Stéphane Hessel – A nous de jouer ! : Appel aux indignés de cette Terre

En ce qui me concerne, j’apporterai un bémol à cette invitation de Stéphane Hessel. Pour moi, il ne s’agit pas de réforme mais d’évolution, de transformation et surtout de créer du nouveau. Créer oui, sans cesse, oui mais pas pour résister. Toute forme de résistance est à mon sens absurde. Au contraire, plutôt que de lutter à contre-courant, trouvons un sauf-conduit ou utilisons le courant pour générer du nouveau. J’abordais cela dans Pour ou contre vs  l’Acceptation et dans Et si vous arrêtiez de lutter contre ?

Chacun de nous est un créateur. Chacun de nous a la capacité d’avoir un impact à son échelle tout comme le colibri.

Mais pour cela, nous devons oser, essayer, nous révéler. Et si cela ne fonctionne pas observer, rectifier et recommencer. C’est le propre même de la Vie. Elle est faite de cycle et de recommencements. Si chacun de nous s’activait, le monde pourrait changer.

La légende du colibri

Un jour, dit la légende, il y eut un immense incendie de forêt.
Tous les animaux terrifiés, atterrés, observaient impuissants le désastre.
Seul le petit colibri s’activait, allant chercher quelques gouttes avec son bec pour les jeter sur le feu. Après un moment, le tatou, agacé par cette agitation dérisoire, lui dit : « Colibri ! Tu n’es pas fou ? Ce n’est pas avec ces gouttes d’eau que tu vas éteindre le feu ! »

Et le colibri lui répondit :« Je le sais, mais je fais ma part. »

Pierre Rabhi – La part du colibri : L’espèce humaine face à son devenir

Ainsi, chacun de nous est un créateur. Chaque créateur influence le monde à son échelle.

Cela couplé à l’effet papillon peut avoir un effet considérable. L’important n’est pas le poids de notre action. C’est l’impact qu’elle déclenche sur l’environnement. D’ailleurs, de quelle manière évaluons-nous le poids d’une action ? Les actions qui ont le plus d’impact n’ont souvent pas de poids dans leur essence. Car elles prennent forme dans l’invisible et leur part al plus gigantesque demeure dans l’invisible alors qu’une infime partie est perceptible de l’initié dans le visible.

Repensons à Rosa Parks, cette femme aurait pu être n’importe quelle femme. Mais Rosa a décidé d’oser et il y eu Mandela après elle. Cette femme et cet homme ont eu le courage de s’indigner de leur condition. Ils ont eu le courage d’oser dire non. Ils ont ouvert la voie et la foule a suivi. L’action de Rosa a eu peu de poids mais l’impact a été phénoménal. C’est cette action, un battement d’aile, sa contribution, qui a changé le monde.

Chacun de nous est créateur et si notre contribution individuelle était mise en oeuvre, tout pourrait changer instantanément

papillon

Je ne vous parle pas d’éléments non avérés ou uniquement invisibles ou utopiques. Même si j’adore l’utopie car elle permet de créer du nouveau et du changement, aujourd’hui, je vous parle aussi de données scientifiques et statistiques. Les études montrent que la mise en mouvement de moins de 4% de la population sur une zone donnée suffit à créer des révolutions.

« Un simple battement d’ailes d’un papillon peut-il déclencher une tornade à l’autre bout du monde ? »

La réponse instinctive à cette question, serait : oui.

En 1972, le météorologue Edward Lorenz explique2 :

« De crainte que le seul fait de demander, suivant le titre de cet article, « Un battement d’aile de papillon au Brésil peut-il déclencher une tornade au Texas ? », fasse douter de mon sérieux, sans même parler d’une réponse affirmative, je mettrai cette question en perspective en avançant les deux propositions suivantes :
* Si un seul battement d’ailes d’un papillon peut avoir pour effet le déclenchement d’une tornade, alors, il en va ainsi également de tous les battements précédents et subséquents de ses ailes, comme de ceux de millions d’autres papillons, pour ne pas mentionner les activités d’innombrables créatures plus puissantes, en particulier de notre propre espèce ;
* Si le battement d’ailes d’un papillon peut déclencher une tornade, il peut aussi l’empêcher. Si le battement d’aile d’un papillon influe sur la formation d’une tornade, il ne va pas de soi que son battement d’ailes soit l’origine même de cette tornade et donc qu’il ait un quelconque pouvoir sur la création ou non de cette dernière. »

L'enchainement des dominosNous restons donc dans la perspective que oui, tout est possible, même son contraire !

Mais, l’important est de lancer le mouvement, d’ouvrir la voie, d’élargir le champ des possibles.
Ainsi, une moindre chose, un fait infime peut changer l’issue de l’histoire et pourquoi pas la face du monde ! Tout comme l’expose la maxime de Benjamin Franklin :

« À cause du clou, le fer fut perdu.
À cause du fer, le cheval fut perdu.
À cause du cheval, le cavalier fut perdu.
À cause du cavalier, le message fut perdu.
À cause du message, la bataille fut perdue.
À cause de la bataille, la guerre fut perdue.
À cause de la guerre, la liberté fut perdue.
Tout cela pour un simple clou. »

Sachant cela, chers amis, chacun de nous est créateur et a la possibilité de changer le monde.

Notre époque est d’ailleurs bien plus propice a cela que toutes autres grâce à la puissance de diffusion des réseaux sociaux notamment. Il est possible d’utiliser les réseaux sociaux pour promouvoir des mouvements positifs. C’est une réelle opportunité. Evidemment, ça l’est dans la mesure où nous utilisons ces réseaux en conscience et avec mesure en y apportant une intention et un usage bien aspecté. Car comme tout élément qui existe dans le monde, cela est bon ou mauvais.

Tout est poison, rien n’est poison : c’est la dose qui fait le poison. »

C’est sur cette réalité que Philippus Aureolus Theophrastus Bombastus von Hohenheim, mieux connu sous le nom de Paracelse, a fondé la toxicologie.

Même si la part rationnelle de notre cerveau nous dit le contraire, il faut oser ouvrir la voie si elle nous semble juste, respectueuse, mesurée, digne et empreinte de compassion. Il ne faut pas oublier que notre partie rationnelle n’est que la moitié de notre cerveau.
Si nous ajoutons à cela qu’un nombre équivalent à celui de notre cerveau complet a été trouvé dans notre ventre (centre des émotions), il n’y a pas loin à chercher pour pouvoir dire que notre raison n’a finalement que peu de poids et devrait avoir moins d’impact sur nos actions.

Chacun de nous est créateur oui, mais il est aussi responsable de ses créations

Omraam Mikhaêl Aïvanhov le disait déjà en son temps et d’autres avant lui. Chacun de nous est créateur, mais nous restons responsable de nos créations comme un parent est responsable de ses enfants. C’est d’ailleurs en cela qu’il est urgent que nous soyons plus vigilant(e)s par rapport aux créations qui émanent de nous ! Nos pensées sont créées et nourris par nous. Nous devons en être conscient(e)s. Si nos pensées sont sombres, pessimistes ou souffrantes, il est urgent de mettre en oeuvre des actions rectificatives.

Etre créateur, oui, mais un créateur lumineux et conscient.

Sinon, il vaut mieux ne rien créer. Parfois, il suffit de rectifier notre pensée. Si nous pensons à quelque chose de malheureux, reprenons-nous vite avec un : « Non non j’efface cette pensée, j’annule cette création, je ne veux pas créer cela. »

Pour être un bon créateur mieux vaut avoir un coeur d’enfant et avoir des pensées légères, des rêves simples et sirupeux. Certains diront que c’est bien beau l’innocence des pensées d’un enfant mais que tout cela est utopique et non réalisable. Et bien, moi, je leur rétorque qu’ils se trompent. Les pensées d’un enfant ont autant de poids que celle d’un adulte. Mais les siennes, surtout s’il s’agit d’un petit enfant sont plus libres, douces, merveilleuse et émerveillante. C’est pourquoi, il me semble essentiel de cultiver mes créations magnifiquement divines de nos petits chérubins.

Et, je tiens à achever cet article en citant cette jolie phrase inspirante d’Oscar Wilde :

« Une carte du monde qui n’inclurait pas le pays de l’Utopie ne mérite pas qu’on y jette ne fût-ce qu’un coup d’œil, car c’est omettre le seul pays sur lequel l’humanité ne cesse de débarquer. »

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Imitation Game nous raconte une utopie qui a changé le monde, la création du premier PC est une utopie qui a changé le monde. Le rêve d’Alexandre, celui de Christophe Colomb, de Gandhi… sont des utopies qui ont changé le monde !

Quelle sera la prochaine utopie qui sauvera notre monde ?

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