Quand plus devient moins

moins-c-est-plusVous connaissez certainement le principe de mathématique qui dit que moins fois moins égal plus :
– x – = +
et que moins fois plus égal moins :

– x+ = –
Et bien, cela est également vrai pour le degré de satisfaction; enfin, plus ou moins.

Exemple pratique de l’évolution du degré de satisfaction

cake-pops-chocolatImaginons, pour l’exemple que vous aimez manger du chocolat. Jusque-là, rien d’extraordinaire, beaucoup de gens aiment manger du chocolat.
Si vous vous restreignez à en manger un à deux morceau(x) par jour, vous serez sûrement frustré(e) parce que vous aimeriez bien en manger un peu plus.
Il est aussi probable qu’à certains moments vous craquiez en en engloutissant une tablette entière d’un seul trait sans même l’apprécier en réponse à votre frustration conséquente à votre limitation quantitative contraignante.

Que faire alors ?

Plusieurs possibilités s’offrent à vous.
Tout d’abord, vous pouvez identifier quelle est la quantité nécessaire pour vous substantiez.

L’idée est de trouver votre point d’équilibre.

equilibre-galet-coeurEnsuite, identifiez, quel nouvel équilibre vous souhaiteriez atteindre. C’est votre objectif.
Puis, vous pourrez programmer la diminution évolutive pour aller du point d’équilibre actuel au point d’équilibre souhaité, le plus progressivement possible.
Plus la diminution s’inscrira dans le temps et plus le changement sera durable.

A un changement trop hâtif manquera la période de stabilisation.

clock-ride-the-timeCette période permet de transformer un équilibre de transition en équilibre durable. Cela est possible car le nouvel équilibre inscrit dans le temps. Il peut alors se transformer une habitude. Cela modifie le standard du cadre de référence.

La standardisation ou normalisation est ce qui est reconnu comme la base. Alors que le standard est le basique auquel on se réfère. Le cadre de référence correspond à l’élément ou les éléments auxquels on se réfère pour évaluer le niveau d’avancement de quelque chose.

Par exemple :
Je veux maigrir peut être un souhait.
Pour me sentir mieux dans ma peau et dans mon corps peut-être le but
Je ferai 52 Kg au lieu de 58 Kg pourra mettre en place le cadre de référence. C’est le critère d’évaluation sur lequel on s’appuie.

Là nous parlons de nourriture, mais il n’y a évidement pas que cela.

Vivre de sa passion

marguerite-mainJe croise régulièrement des personnes qui, suite à un ras-le-bol professionnel, souhaitent révolutionner leur vie pour vivre de leur passion, leur hobby ou d’une pratique particulière. A ce moment précis, ils veulent tout changer dans leur vie.

A chaque fois qu’ils pratique cette activité, ils sont remplis de joie et leur(s) stress et/ou leurs soucis les quittent. Ils veulent donc pratiquer plus souvent. Cela semble logique.

Mais au bout du compte, une fois qu’ils en ont fait leur profession, après quelque temps, alors qu’ils adoraient pratiquer cette passion (hobby ou pratique) ils perdent tout plaisir à le faire. Comment cela est-il possible ?

C’est le principe du plus qui créé le moins.

Leur passion (hobby ou pratique) leur offrait de la discontinuité. C’est à dire que cela leur offrait un changement de rythme, d’activité, une bulle d’oxygène dans leur quotidien. C’était une sorte d’oasis dans le désert de la vie hostile. C’est l’attente de la possibilité de pouvoir pratiquer qui donnait de la saveur. Cela répondait à un souhait et un choix.

snowboard-neigeMoi, je l’ai expérimenté par exemple pour le snowboard. C’est ma passion. Dès que la neige commence à tomber, cela devient épidermique. C’est l’appel de la neige ! Je crois avoir saouler l’intégralité des personnes de mon entourage à force de jubiler devant la pluie et le froid. Pour moi, c’était la promesse d’un jolie poudreuse alors que pour eux c’était simplement la déconvenue d’être mouillés et d’avoir froid.

Dès que cela m’était possible, je partais pour les cimes enneigées. Sauf qu’il n’y avait pas toujours quelqu’un pour m’accompagner, surtout en semaine hors vacances scolaires ! Alors j’ai commencé à monter seule. Au début c’était l’euphorie : les pistes pour moi toute seule Waououh !

solstice-d-hiver-neige-soleil-couchantMais rapidement, j’ai déchanté. Etre seule sur les télésièges… bon ok on peut sociabiliser avec les voisins de sièges. Mais il faut encore qu’il y en ait. On peut copiner avec les employés des remontées mécaniques mais ça a ses limites. Après, on déjeune seul(e)… bof bof…
Bon ok, il est toujours possible de prendre de jolies photos et les poster sur facebook pour faire râler les ami(e)s mais cela n’enlève pas la solitude et ne satisfait pas le besoin de partager.

Du coup, avec plus de temps de neige et de kilomètres de pistes à parcourir le niveau de plaisir à diminué.

Trouver le point d’équilibre est la clé

équilibre-galet-zenL’humain a tendance à en vouloir toujours plus. Mais plus n’est pas toujours mieux.

Accumuler à outrance est encombrant. Vous n’avez qu’à aller voir dans votre cave, placard, cagibi… c’est pareil dans votre tête, votre coeur…

C’est comme voir un ami, cela fait plaisir de partager des moments avec lui. Mais s’il est collé à vos basques à plein temps, cela pourrait rapidement devenir pénible.

Ainsi, il est parfois bon d’expérimenter des degrés plus ou moins importants pour déterminer où est le point d’équilibre entre ce qui est agréable et ce qui est superflu.

champ-lotusEt comme on le sait, en systémique un simple petit changement peut trans-former l’ensemble de votre système. Il suffit souvent de pas grand chose à partir du moment où on a déterminé quel est le bon rouage à mettre en mouvement 😉

Moins d’une chose appréciée la rend plus désirable et il est donc plus agréable de l’obtenir. A trop l’obtenir, on en devient blasé(e).

Pour finir :

« Le secret du bonheur, voyez-vous, n’est pas trouvé dans la recherche du plus, mais en développant la capacité de jouir de moins. »
– Socrate

Je vous souhaite une belle semaine.

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