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Comment trouver du réconfort

Le besoin de soutien et/ou de réconfort sont deux besoins que nous avons tous rencontrés ou que nous rencontrerons à un moment oui un autre de notre existence. Ces besoins n’ont pas tous la même source. Mais ont-ils la même voie de résolution ? C’est une question légitime. Pour pouvoir y répondre avec justesse, il est nécessaire de partir de quelque part, mais d’où ? de la notion de confort, de la notion de manque ou de la source du problème ?

D’ailleurs, y-a-t-il nécessairement un problème à la source du besoin de réconfort ?

La réponse spontanée qui me vient est non. Pourquoi serait-ce nécessairement lié à un problème ?

Nous sommes, au moment où j’écris cet article, le 2 octobre, l’automne a démarré il y a quelques temps. Les jours se raccourcissent et les soirs sont plus frais. Un besoin de réconfort plus ou moins important se manifeste naturellement. Ce qui peut éventuellement révéler certaines difficultés cachées.

Mais ne nous leurrons pas, si c’est le cas, c’est qu’elles étaient déjà là. Or, dans l’ouverture et la chaleur de l’été, elles étaient diluées. Nous les percevions simplement moins ou de manière moins contraignantes. Elles étaient donc suffisamment imperceptibles pour demeurer inconscientes ou presque. Est-ce une bonne ou une mauvaise chose ? A mon sens ni l’un ni l’autre. Dans les deux cas, il y a un avantage et un inconvénient.

Lorsque notre besoin de réconfort provient de difficultés inconscientes ou invisibles

Dans le premier cas, nous ne percevons pas nos difficultés, elles nous sont invisibles ou presque… nous continuons donc à les ignorer. Elles sont pourtant bien là et grandissent à leur rythme mais nous n’intervenons pas car nous n’en avons pas conscience ou presque. En tout cas, il est aisé de faire comme si elles n’existaient pas. Alors nous profitons pleinement de la douceur de l’été. En effet, elles n’interfèrent pas dans le quotidien. Il est donc aisé de les nier ou de ne pas les percevoir. Pourtant, pendant ce temps, elles tissent leur réseau. Elles étendent leurs racines et les font évoluer vers les profondeurs. Bref, elles se font leur place en toute liberté.

Si nous souhaitons trouver du réconfort suite à une difficulté consciente

Dans le second cas, elles étaient perceptibles et nous avons commencé à prendre conscience de l’existence de ces difficultés. Nous sommes conscient(e)s de nos difficultés. Elles perturbent notre quotidien. Peut-être qu’il s’agit uniquement d’un mal-être latent déjà perceptible dont l’origine n’est pas identifié. Pour autant, le fait qu’il soit connu/vu, nous permet d’être plus vigilant(e)s ou attentif/ve(s). Ainsi, nous pouvons étudier des pistes, faire des suppositions et peut-être commencer à mettre des actions en oeuvre.

Ou, comme elles étaient trop diluées, nous en percevions difficilement les délimitations. Mais nous avons pu commencer à porter notre regard sur ces difficultés et à y être vigilant(e)s. En se condensant, grâce au mouvement de repli saisonnier, nous allons pouvoir opérer plus facilement. Les délimitations seront plus claires. C’est comme pour l’eau, lorsqu’elle est sous forme de vapeur comment dire où elle commence et où elle finit ? Cela devient plus évident lorsqu’elle se condense sous forme liquide. Et ses contours sont parfaitement nets lorsqu’elle est condensé en glace. Maintenant, il n’y a plus qu’à, ou presque, car nous sommes déjà sur le pont, comme on dit.

Ce qui change aussi, dans ce second cas, c’est que comme nous sommes conscient(e)s ces difficultés ne peuvent pas se répandent en tout impunité dans l’ombre. Car, en observant, nous apportons de la lumière et cela réduit leur champ d’action.

Bon, j’avoue, parfois, ce n’est pas si simple. Si nous avons besoin d’un regard extérieur ou d’un soutien, soyons libre de demander un accompagnement.

En tout cas, il est rarement nécessaire de savoir pourquoi nous avons besoin de réconfort pour pouvoir y remédier.

C’est le mental qui veut savoir et comprendre mais c’est le coeur qui a besoin de réconfort. Comprendre ou savoir pourquoi ne permettra nullement de résoudre la situation. Cela peut permettre d’identifier le déclencheur, s’il y en a un. Ce qui n’est pas toujours le cas. Ou bien de rencontrer la difficultés qui se trouve en amont. Mais, la rencontrer n’a d’utilité que dans le cadre d’une psychanalyse. En dehors de mettre le doigt sur l’origine présumée, là encore, cela ne règlera pas le problème et nous risquons de nous enliser dans une situation insoluble.

Le plus important dans tout cela reste de réussir à identifier quel est le besoin qui demande à être rencontré. Ensuite, il suffit de répondre à ce besoin d’une manière ou d’une autre. Ici, les possibilités sont infinies.

Comment répondre à un besoin de réconfort identifié ?

Chaque être a sa propre réponse idéale. D’ailleurs, il est courant que celle-ci change au fil du temp, de l’âge, des saisons… Mais il existe des réponses assez communes abordées ci-dessous.

Collecter et donner de la chaleur humaine

Partager un temps chaleureux avec des proches, des amis, notre compagne/on… Faisons des câlins avec nos enfants ou nos animaux, eux aussi on probablement besoin de cela. Mais gardons-nous bien de leur imposer. Chacun à son rythme et son tempo.

Et, ne rentrons pas dans le piège de s’auto-enfermer dans l’impossibilité de réaliser une des options de réponse. Si je n’ai pas de cheminée, vouloir me pelotonner chez moi, au chaud devant la cheminée n’est en rien ma réponse idéale. Bien au contraire, en me limitant à cela, je me mets consciemment dans une situation de caprice enfermante. Pourtant, je peux choisir de profiter de la cheminée d’un(e) ami(e), proche, parent ou autre… Pourquoi ne pas prévoir de louer un chalet en montagne ou une chambre avec cheminée si j’en ai le temps, l’envie et les moyens ?

Lorsque nous avons un besoin, il existe un large panel de possibilités d’y répondre. Si je me focalise sur une seule option, c’est que je tiens à rester dans ma difficulté et à m’y enfermer. Alors, soyons honnêtes, conscient(e)s et responsables de nos choix. J’y reviendrai un peu plus bas.

Aménageons des temps de cocooning au chaud

Cela peut se manifester par un bain ou une douche chaude, un temps près du feu, sous un plaid ou sous la couette. Mais c’est aussi aller au spa ou profiter en s’offrant de riches et savoureux moments au soleil ou à mitonner de bons petits plats ou à faire des gâteaux… Ne nous limitons pas au clichés !

Et, surtout, n’attendons pas que quelqu’un prépare une surprise en ce sens pour nous ou devine que nous avons besoin/envie de cela. Mettre en oeuvre ces temps de cocooning au chaud, c’est une façon de prendre soin de nous-même et de mieux nous aimer. Cela n’a pas de prix et nous préserve de nombreux problèmes et désarrois.

Le réconfort est un appel à la chaleur et au confort

Tout ce qui est lié à ces deux éléments, à l’un ou à l’autre est bon à prendre. Ainsi s’offrir un auto-massage avec des huiles chaudes peut-être s’avérer très efficace. C’est aussi le cas pour une boisson chaude. Il faudra être vigilant(e)s tout de même si cela se transfère sur de la nourriture sucrée ou très grasse ou encore une autre forme d’addiction comme les relations kleenex ou la multiplication des rapports intimes « mécaniques » ou la fuite de la réalité via les jeux ou les écrans…

Tout cela s’apparente à des stratégies d’évitement. L’addition n’existe que pour créer une diversion.

Pour répondre au besoin de réconfort, ne confondons pas réponse au besoin et caprice de l’ego

Vouloir absolument choisir la solution qui n’est pas possible et qui est hors de notre porter, c’est faire le choix de s’enfermer dans l’inconfort pour répondre à un caprice de l’ego. Ainsi, si je choisi comme solution à mon besoin de réconfort de lire un livre au chaud sous la couette avec la tête posée sur l’épaule moelleuse de mon compagnon alors que je suis seule depuis 10 ans. Ce n’est pas une solution réalisable, c’est un caprice bloquant que je choisis pour moi. Alors, certes, il faut avoir la vertu d’être honnête avec soi-même et ne pas faire l’enfant.

Car oui, les enfants font ça. Je le vois régulièrement. L’un veut un câlin là maintenant, tout de suite pour être réconforté, mais son frère n’est pas disposé ou disponible pour un câlin alors ça râle et ça se dispute. car le premier veut imposer son câlin à l’autre qui n’en veut pas. Alors, que moi, je suis disposée à le partager. Mais non, l’enfant fait un caprice pour le partager avec son frère. Il me faut donc jouer mon rôle de maman et expliquer que non, on ne peut pas exiger cela. C’est important que les parents expliquent cela clairement. Cela évite la survenue déboires plus graves en suite. Vouloir et exiger un câlin enfant peut facilement se transférer dans le domaine sexuel en grandissant malheureusement. C’est aussi un bon moyen de préserver l’enfant de s’inscrire dans une dépendance affective. Car si j’apprends tôt à trouver des solutions de câlinage et de réconfort en toute autonomie, cette capacité-ressource me sera acquise pour le reste de ma vie.

Réconfort inattendu dans des circonstances et un lieu peu favorable

Nous ne sommes pas toujours au bon endroit, au bon moment. En tous cas, nous nous plaisons à le croire. Pourtant, cela n’empêche que nous avons tout de même les moyens de répondre à nos besoins légitimes. D’autant plus si nous nous y autorisons et si nous sommes de bonne volonté.

J’aimerais finir cet article par un témoignage. Lors d’un des plus difficiles moments de ma vie, à un moment où tous les éléments autour de moi conspiraient pour m’éviter toutes possibilités d’obtenir du réconfort, le hasard l’a fait venir à moi. A ce moment-là, mes journées se ressemblaient et se limitaient à faire une heure de route, chercher un stationnement pendant une heure en vue d’arriver au plus tôt à l’hôpital pour être avec mon nouveau né que je n’avais, au début même pas la possibilité de toucher. Mais je tenais à être là, présente, intensément pour lui.

Alors même que tout autour de moi, mon entourage s’effondrait. Il ne pouvait donc être d’aucun réconfort. La seule chose que nous aurions pu partager, c’est de la tristesse, un sentiment d’injustice, de la colère, de la compassion, mais pas un véritable réconfort.

Or, ce qui m’a apporté le plus de réconfort à ce moment-là m’a été offert par le service de réanimation néonatale du CHU de Nice qui était en partie responsable de la situation dramatique dans laquelle je me trouvais. Cette sourc de réconfort inestimable était un cd musical de Stéphane Nicolettos « chante des mots tout doux ».

Ce cd, je l’ai retrouvé 8 ans après et la magie opère toujours.

Cette douceur, cet amour qu’il transmet est un bonbon pour le coeur. Je tenais par ce témoignage à remercier cet artiste et toutes les personnes qui ont contribué à la création de ce cd. De tout mon coeur merci. Je tiens d’ailleurs à préciser qu’à ma connaissance les personnes engagées dans ce projet me sont inconnues.

L’Art, recèle de belles sources de réconfort quel que soit la forme qu’il prend.

Quand cet Art est inspiré, sa douceur et sa chaleur peuvent même être divines. Autorisons-nous à être surpris(es) par les cadeaux réconfortants de la vie. Cela peut-être de trouver un pull chaud resté sur une banquette ou un coffre de voiture, de tomber sur des baies ou des fruits sauvages à un moment opportun 🍓🍏🍇

Je souhaite, à chacun de nous de découvrir, par hasard et par le don, une ou des sources précieuses de réconfort.

Je vous souhaite une chaleureuse et douce journée.

Avec tout mon amour,
Lætitia

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