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Trouve la pierre cachée durant l’oeuvre au jaune …

Le trésor de la pierre cachée dans la pierre

Trouver la pierre cachée durant l’oeuvre au jaune, la grande oubliée du grand oeuvre.
Peut-être vous demandez-vous de quoi je parle…
C’est quoi cette pierre cachée ? En-quoi pourrait-elle être une étape clé ? Une étape de quoi d’ailleurs ? De quoi on parle ? Explication et ouverture…

Il s’git d’une étape clé du grand œuvre alchimique.

Le fameux « Visita Interiora  Terræ Rectificando Invenies Occultum Lapidem… (Veram Medicinam) ».
En français, ça donne traditionnellement  :
Visite l’intérieur de la terre, en rectifiant tu trouveras la pierre cachée… (La Véritable Médecine)

De cette invitation à la réalisation du grand œuvre beaucoup se souviennent de l’oeuvre au noir, au blanc et parfois aussi au rouge (pas toujours).

Pour autant, la majorité oublie l’oeuvre au jaune.
Alors en quoi cette étape est-elle importante ? Qu’est-ce que cela peut changer dans notre vie ?

Cet article existe parce que j’ai, moi-même, à un moment donné, hormis cette étape. Il faut avouer que l’oeuvre au noir est un passage douloureux. Et l’oeuvre au blanc est plutôt séduisante et s’achève avec l’impression d’être arrivé(e) à être dans la lumière. Or cette lumière n’est pas la Lumière proprement parlée. Beaucoup s’y confortent dans un équilibre facticement lumineux. Mais suffisamment confortable pour se croire presque arrivé(e) ou dans la vérité.

Très peu vont chercher à aller au-delà… malheureusement et vont initier la construction d’un ego spirituel qui sera la porte ouverture sur le chemin de la perdition de leur âme.

L’œuvre au jaune : processus du lâcher d’identification au Soi… révéler la pierre cachée

Avec cette phase s’ouvre le Grand Œuvre proprement dit :  Le jaunissement de l’œuvre correspond à l’action d’épurer ce qui a été obtenu.
Le produit du début de réalisation effectué durant l’albedo est sacrifié pour qu’il puisse se transformer en or.
C’est le moment de la mort jaune qui atteint un point de totale noirceur. Décrite comme une lumière si puissante qu’elle en devient aveuglante.

Petite aparté sur l’albedo au-delà du sens alchimique. Wikipédia définit l’albedo ainsi :

L’albédo, ou albedo (sans accent), est le pouvoir réfléchissant d’une surface, c’est-à-dire le rapport du flux d’énergie lumineuse réfléchie au flux d’énergie lumineuse incidente. C’est une grandeur sans dimension, comparable à la réflectance, mais d’application plus spécifique, utilisée notamment en astronomieclimatologie et géologie.

En alchimie, l’albedo est l’autre nom de l’oeuvre au blanc. Cette étape à travers laquelle le résultat informe issue de l’oeuvre au noir (negrido) va être blanchie. Elle est symbolisée par le cygne et correspond à une purification liée à la distillation et à l’ouverture. L’albédo permet de transformer le plomb (la lourdeur, les peurs, les limitations,… en argent. Saturne devient Lune mais aussi Venus Luciférus.

L’albédo a lieu dans la phase suivant la dissolution de la matière, la recomposant en une synthèse supérieure, selon la devise alchimique “solve et coagula.

Psychologiquement, cette phase appelle à renaitre à une autre réalité.

Une réalité qui appelle à ne pas s’arrêter au constat des diverses prises de conscience qui ont accompagnées le stade précédent. Les prises de conscience ne sont que des préliminaires. Elles permettent de découvrir que le monde est bien plus vaste qu’il n’y parait et que la matière visible, les apparences, la réalité illusoire n’est qu’un infime partie.

La réalité appelle à la mort symbolique du vieil homme. Celui-ci (le vieil Adam) vit uniquement dans la conscience de la matière; dans, et de, sa lourdeur et ses limitations. Sa mort se réalise à travers le processus de nigredo. Vient alors l’appel du passage de la seconde mort.

La seconde mort révélation de la pierre cachée

©trilleau laetitia

Cette seconde mort peut être vue comme une mort à la conscience de soi. Ou dit avec plus de justesse, la mort de la conscience du petit moi en tant qu’individu séparé issu de l’albedo (l’oeuvre au blanc). Cette conscience de soi (avec un tout petit s) séparée et individuelle.

Elle est une dernière identification à éliminer. Son élimination entraîne la levée de la porte de la séparation. C’est une étape difficile qui fait véritablement peur à juste raison. Elle demande un lâcher-prise dans la foi que peu sont capables d’accepter de réaliser.

Alors, certes, il est nécessaire de mettre un bémol et un point de vigilance à cet endroit.

Il me semble bienvenu et nécessaire de préciser qu’il ne s’agit pas d’une dépersonnalisation. Dépersonnalisation qui génère que réels problèmes psy qu’il convient de traiter et d’accompagner par un suivi régulier. Or, elle reste un risque à cette étape.

L’alchimie spirituelle n’est pas exempte de risque.

Elle demande à celui qui s’y adonne d’accepter le risque de se perdre. Celui-ci devra aussi s’engager fermement à mettre en oeuvre tout ce qui est nécessaire pour garantir sa stabilité, son ancrage et la préservation de son âme… Sans jamais se laisser aller à faire demi-tour par peur.

Comme je l’ai déjà indiqué à plusieurs reprises les chemins de la spiritualité sont dangereux, plein de pièges, de mirages et d’illusions (cf. Divulgation spirituelle et fausse spiritualité). Il est incontournable d’avoir un guide, un soutien, un superviseur… qui a déjà emprunté le tronçon de chemin que nous traversons pour nous aider à éviter les pièges et éclairer de conscience nos angles morts. Il n’est pas possible de s’y adonner à la petite semaine comme on le ferait par loisir. Cela est absolument inconcevable. Il s’agit d’un engagement de tous les instants.

Dans un célèbre livre destiné aux initiés, il est raconté sous la forme d’une aventure de roman ceci :

« Étranger, salut : Peut-être as-tu entendu parler des Noces du Roi, dans ce cas, pèse exactement ces paroles :
Par nous, le Fiancé t’offre le choix de quatre routes, par toutes lesquelles tu pourras parvenir au Palais du Roi, à condition de ne pas t’écarter de sa voie.

La première est courte, mais dangereuse, elle passe à travers divers écueils que tu ne pourras éviter qu’à grand peine ;
l’autre, plus longue, les contourne, elle est plane et facile si à l’aide de l’aimant tu ne te laisse détourner, ni à droite, ni à gauche.
La troisième est en vérité la voie royale, divers plaisirs et spectacles de notre Roi te rendent cette voie agréable. Mais à peine un sur mille peut arriver au but par celle-là. Par la quatrième, aucun homme ne peut parvenir au Palais du Roi, elle est rendue impossible car elle consume et ne peut convenir qu’aux corps incorruptibles.

Choisis donc parmi ces trois voies celle que tu veux, et suis la avec constance. Sache aussi que quelle que soit celle que tu as choisie, en vertu d’un Destin immuable, tu ne peux abandonner ta résolution, et revenir en arrière sans le plus grand danger pour ta vie. »

Je referme ici la parenthèse

La pierre cachée se découvre à l’issue de l’oeuvre au jaune

Durant l’oeuvre au jaune, il n’est plus question de se limiter au moi. Il s’agit d’intégrer qu’au-delà de l’identité individuelle que nous nous sommes attribuée, que nous sommes bien plus que cela.

Nous faisons partie d’un tout qui sert un grand plan à travers une interconnexion et des liens d’interdépendance. Nous sommes une partie du puzzle. Une goutte constitutive de l’océan cosmique. Sans cette goutte, l’océan n’est plus l’océan. Mais, cette goutte n’est pas l’océan. Croire cela reviendrait à se noyer dans une illusion de perdition. Prenons garde et restons vigilant à ce point.

L’oeuvre au jaune est une phase critique à plusieurs titres.

Le jaune du mot citrinitas peut d’une part correspondre au doute acide qui peut apparaître. Cette phase est selon moi extrêmement importante. Si elle n’est pas traversée avec Conscience, l’échec du processus est assuré.
Il faudra alors tout recommencer du début en espérant que nous auront suffisamment de matière utilisable pour que cela puisse être possible.

Le résultat pourrait bien se révéler bien acide et désagréable aux vues de la finalité ou du résultat du travail intérieur entrepris.

La levée de la perception de la séparation pouvant aboutir à une réalité psychotique, au lieu de se révéler dans une ouverture d’éveil de Soi.

Il existe aussi d’autres risques. Celui de s’identifier aux traits de l’archétype du Vieil Homme ou de la Vieille Femme Sage. Celui ou celle qui croit être détenteur de la Vérité Cosmique. Et qui deviendra un gourou (au mauvais sens du terme). Chef de file menant les masses vers une déperdition commune dans l’abysse de l’illusion en leur proposant un cheminement fort séduisant, brillant de facilité et nourrissant pour l’ego. Ce qui irait à contre-sens total du processus.

Au contraire, il s’agit de diminuer l’importance du moi et de se fondre dans l’océan (cf. : Comment s’élever spirituellement ?)

Pour aller plus loin autour de ce thème de pierre cachée et d’oeuvre au jaune :

Le renoncement de soi c’est quoi ?
Je ne suis personne

Pour la petite histoire clin d’oeil, lorsque j’ai commencé à écrire cet article sur ma tablette, le correcteur automatique avait écrit :
Visita interiorem terram rectificando incendies occultisme lapidem
qui se traduit plus ou moins par :
Visite la terre intérieure en rectifiant les feux occultes de la pierre

Cette manière de présenter la chose a tout son sens.
Je partage cette anecdote pour offrir un champ d’introspection sur le sens que cela peut offrir 😉

Bien à vous,

Lætitia

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