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Comment s’élever spirituellement ?

Avez-vous, vous aussi, le souhait de vous élever, évoluer, avancer encore davantage spirituellement ? Je vous écris en ce jour d’éclipse de pleine lune (première de l’année 2019) qui invite chacun à s’élever spirituellement. Mais s’élever sainement, et dignement au-delà du mental et de l’illusion.

Cette belle intention, que de plus en plus d’âmes embrassent en conscience, est le témoignage d’une recherche, d’une ouverture, d’un engagement. Mais qu’est-ce qui vous anime tout au fond de vous lorsque vous pensez à cela ?

Sur le chemin spirituel, le discernement vis-à-vis de nos pensées et de ce qui anime notre coeur est très important; plus que cela même, essentiel.

Durant ce chemin initiatique, nous traversons des épreuves, des étapes. Il n’y en a pas de plus grandes ou de meilleures que d’autres. Chacune a sa saveur et sa raison d’être.

Ce chemin initiatique est très demandeur, complexe mais magnifique. Il permet de révéler toutes les facettes de notre nature humaine, notre identité, notre personnalité, nos capacités, nos dons… pour que nous puissions les reconnaître avant d’y renoncer (les libérer) pour s’abandonner dans la foi.

Car, quel que soit notre rythme d’évolution, la seule chose que nous trouverons au bout du chemin c’est Soi. Mais pas n’importe quel Soi. Le véritable Soi : notre nature divine et notre corps de lumière

S’élever, qu’est-ce que cela veut dire ?

La notion même de s’élever est à réfléchir.
Posez-vous la question, c’est comment s’élever pour moi ?

Prenez 5 minutes pour y réfléchir. Comment saurez-vous que vous vous êtes élevé(e) ?

Est-ce que cela correspond à vous approcher du ciel comme certains ont essayé de la faire avec la tour de Babel ?

S’agit-il de grandir ? De devenir plus grand(e) ? plus fort(e) ? plus puissant(e)?
Acquérir ou réactiver des capacités, les dons ?

Réfléchissez avant de lire plus loin. Suspendez votre lecture le temps de votre réflexion.

Pour alimenter votre réflexion, voici une lecture de la pensée de Maître Peter Deunov :

Une légende raconte que Bouddha tomba un jour amoureux d’une belle jeune fille.
Il aima en elle le principe divin.
Mais un jour qu’il la regardait, il fut tellement charmé par sa beauté qu’insensiblement il s’endormit.
Comme la belle jeune fille avait du travail, elle l’abandonna ; autrement dit, le principe divin qui était en elle s’en alla.
Il ne resta plus que sa nature humaine, ce qu’on appelle la femme astrale, qui s’enroula autour de lui comme un serpent et ne voulut plus le lâcher.
Bouddha possédait un grand savoir, mais le seul moyen qui lui permit de se libérer fut l’humilité, la faculté de se diminuer. Jusqu’à ce moment-là, il savait croître et grandir, mais pour se libérer du serpent il lui fallait se diminuer, ou mourir.
Petit à petit, il se diminua jusqu’à ce qu’il ne restât presque plus rien, et c’est ainsi qu’il échappa au serpent.

Cette histoire est bien évidement à la fois une parabole et une allégorie pleine de métaphores.

« Il aima en elle le principe divin. » Il était donc émerveillé par sa beauté intérieure, sa nature divine

Mais, un jour de relâchement, de manque de centrage ou d’autre chose… (l’histoire ne le dit pas. Bouddha était humain. L’humain a ses faiblesses) il fut charmé. La charme de sa beauté extérieur le corrompu.

L’insensibilité, ici, semble relever de la perte de conscience, tout comme le fait de s’endormir qui est le contraire d’être éveillé. Charmé par sa beauté, il perdit sa conscience éveillée sans s’en rendre compte.

Pour s’extraire de ce piège, Bouddha a dû choisir entre mourir ou se diminuer. Les soufis disent pour naître (à ta nature divine), avant, il te faut mourir (à ta nature humaine). Mais Bouddha jouissait déjà de sa seconde naissance.

Pour s’élever, il ne dut pas grandir ou croître mais se diminuer pour échapper au piège mortel du serpent.

Le serpent est un symbole souvent rencontré. Il est un traître, un menteur habile, l’ennemi Satan, qui souhaite la perdition de l’homme, le faire chuter dans le péché.
Le serpent est intelligent, rusé et malin.

A la fois rattaché à la notion de pouvoir, de vice, d’avidité par rapport aux connaissances (scientifiques, exotérique, ésotérique…) il nourrit l’ego.

Ce serpent, c’est aussi la force sexuelle (kundalini, magie d’Isis). C’est l’adversaire qui tenta Eve en lui promettant qu’elle pourrait devenir créatrice d’êtres qui lui appartiendraient. Il est le flatteur d’orgueil. Ce même orgueil qui généra la chute de Lucifer (le porteur de Lumière qui était l’ange préféré de Dieu).

Le serpent manipule les êtres en exacerbant leurs vices.

Ce dont nous parle cette histoire, c’est de notre Jupiter; notre vice de gourmandise, le péché de l’envie. Cette part de la nature humaine qui veut toujours plus et n’en a jamais assez, tout domaine confondu… ce qui inclus le spirituel, tant que Jupiter n’est pas mature. Tant que ce métal vil qu’est l’étain n’est pas sublimé (cf. alchimie). La sublimation vient par le biais poumon-air, par le souffle, donc l’esprit… mais influencé par l’Esprit Divin.

Ce n’est ni sa force, ni ses dons, ni sa puissance qui auraient pu délivrer Bouddha du serpent. Car le serpent se nourrit de cela et cela LE rend plus fort donc invincible sur ce terrain-là.

Comment triompher du serpent ?

De nombreux indices nous sont donnés à travers les livres sacrés et par les Maîtres.

[…], les disciples vinrent demander à Jésus : Qui donc est le plus grand dans le royaume des cieux ?

Il appela un enfant, le plaça au milieu d’eux

et dit : Amen, je vous le dis, si vous ne faites pas demi-tour pour devenir comme les enfants, vous n’entrerez jamais dans le royaume des cieux.

C’est pourquoi quiconque se rendra humble comme cet enfant sera le plus grand dans le royaume des cieux.

Matthieu 18:1-4

Pour vous élever spirituellement, il vous faudrait devenir le plus petit enfant.

Cela implique de gagner en humilité, à perdre l’importance de votre personnalité, abandonner le culte de votre propre image.

Nombreux sont ceux qui pensent que développer leurs dons et capacités les aideront à s’élever spirituellement. Le but étant de rentrer au Royaume de Dieu. Or, vous l’aurez maintenant compris, c’est le contraire qu’il convient de faire en devenant simple.

Cela est repris à de nombreuses reprises :

Heureux les pauvres en esprit, car le royaume des cieux est à eux!

Matthieu 5:3

« les pauvres en esprit » ayant aussi été traduit « les simples d’esprit » selon les traducteurs.

L’important n’est ni le savoir, ni l’instruction, ni la connaissance; L’essentiel réside dans l’intelligence du coeur.

Et Jésus dit: Laissez les petits enfants, et ne les empêchez pas de venir à moi; car le royaume des cieux est pour ceux qui leur ressemblent.

Matthieu 19:14

Un petit éclaircissement sur la notion de petits enfants est peut-être nécessaire, voici une note prise par Jules-Antoine Ravier qui était un disciple du thaumaturge Maître Philippe de Lyon :

extrait de « Lueurs spirituelles » – Jules-Antoine Ravier

Devenir comme un petit enfant, cela revient à diminuer l’importance de notre personnalité (ego) pour laisser la place à la partie divine en soi de s’exprimer. Cents d’ailleurs cette partie divine qui a permis à Bouddha d’échapper et de vaincre le serpent. Il s’est diminué. C’est l’acceptation d’humilier sa grandeur et ainsi son ego qui lui a permis de ne pas succomber à la mort.

Mais qui est cette femme astrale ?

Cette question m’a turlupiné un moment. Si je me pose la question de  : Pourquoi une femme ?
Vous me demanderiez si j’ai perdu la raison. Chacun sait que Bouddha avait dès le début de sa vie une attirance pour les belles femmes. Mais, celle-ci laisse s’en aller son principe divin. Vous me direz : « C’est simple. Cela est dit dans le texte, c’est parce qu’il ne reste que sa nature humaine ! »

Excusez-moi cher(e) ami(e) mais qu’est-ce que la nature humaine ? Et, en quoi est-elle un serpent ?

Certes, cela fait écho à la Génèse, à Eve et le serpent mais la part astrale, le corps astral est notre troisième corps (si on part sur la base de 7 corps). Il est le corps de notre affectivité, notre corps émotionnel qui régit notre énergie vitale (la kundalini = le serpent). La boucle est bouclée.

Bouddha tombe amoureux et s’oublie dans le flot de ses émotions et le serpent l’y emprisonne. C’est l’histoire même de l’âme. S’incarnant dans un corps sur Terre, lieu d’expérimentation de l’émotion, l’âme perd la mémoire, elle s’endort.

Chez moi, cela fait aussi écho à l’histoire d’Hercule qui est le demi-dieu bâtard de Jupiter.

Tiens, encore Jupiter ! Celui-ci amoureux d’Alcmène, une mortelle fidèle à son mari, pris l’apparence de ce dernier pour s’unir à elle. Hercule est le demi-dieu issus de cette union adultère.

Junon (épouse de Jupiter qui elle-même eu une union avec Zeus qui donna naissance à Héphaïstos) l’apprenant voulu tuer Hercule dans son berceau en lui envoyant deux serpents mortels mais il triompha d’eux prouvant ainsi sa force et sa nature exceptionnelle. Cela montre aussi symboliquement qu’il est plus fort que les bas instincts humains.

Mais Junon n’en resta pas là. A ses 18 ans, elle le frappa de folie est il tua ses enfants. De là, il réalisa les 12 travaux d’hercule triomphant de toutes les épreuves.

Or, l’histoire s’achève ainsi :

Sur les rives du fleuve Evénos vivait un centaure nommé Nessos qui jouait le rôle de passeur. Voyant arriver Hercule et sa deuxième femme Déjanire, Nessos fit d’abord traverser
Hercule puis tenta de violer son épouse. Hercule tua le centaure, mais, avant de mourir, ce dernier donna à Déjanire son sang en lui disant que celui-ci avait le pouvoir de rendre
une personne fidèle.
Un jour, Déjanire offrit à Hercule un vêtement qu’elle avait trempé dans ce sang. Lorsque Hercule le revêtit, celui-ci se colla à sa peau et la rongea. Pour abréger ses souffrances, il se jeta dans un bûcher. Jupiter le sauva et l’emmena sur mont Olympe où il le rendit immortel.

Hercule mourut donc par amour à cause du vêtement que Déjanire (sa 2° femme qui se rapproche de la femme astrale dont parle l’histoire de bouddha), qui manquait de confiance en sa fidélité (peur des bas instinct de l’homme) lui avait offerte.
Ce vêtement était imbibé du sang (essence) de la vengeance du centaure (nature animale de l’homme).
On nage totalement dans une histoire d’astral et de penchants humain qui sont aussi appliqués aux dieux, qui ici se rapportent aux métaux lépreux de l’alchimie. Jalousie, envie, convoitise = mercure

Mercure l’agent messager porteur de transmutation

Mercure est aussi l’agent, qui sublimé est le messager permet de faire le lien entre le terrestre et le céleste.
En se jetant au bûcher, passant par la purification du feu, Hercule transcende la mort avec l’aide de Jupiter (la Gourmandise qui sublimée devient l’émerveillement de l’inspiration céleste).
Hercule ainsi est récompensé d’avoir eu confiance en l’amour d’un être imparfait.
Comme m’a indiqué un ami en ce jour :
Bénie soit ton imperfection, quand elle te révèle quelle distance il y a, entre ta faiblesse et ta puissance. 
Il est à noter qu’il ne fait pas référence ni au corps ni aux forces physiques.
Voilà mon inspiration du jour, réagissez pour me dire si cela vous à plu ou pas.
Ceci est une interprétation personnelle à un moment t, ma vérité du moment. Si vous y voyez autre chose, soyez libre de réagir.

Bien à vous,
Lætitia

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