Défi 21 jours de gratitude 6- Accepter vos responsabilités

Accepter vos responsabilités pour pouvoir ressentir de la gratitude envers les autres.

Il est si simple de remettre les problèmes et les responsabilités sur le dos des autres !
Le seul inconvénient c’est qu’en pratiquant la technique du « refiler le bébé », vous n’êtes plus acteur de votre vie. Vous vous mettez dans la position du simple spectateur, passif, victime de son sort, tête de turc du monde entier…
Vous pratiquer alors l’apitoiement.
Acceptez vos responsabilités pour sortir de ce système.

En pratiquant l’apitoiement, c’est un cercle vicieux que vous mettez en place.Phobies, peur et repli

Pour ne pas avoir à vous remettre en question et à ne pas être responsable de vos actes, vous finissez par vous enfoncer dans la noirceur et dans la plainte. Cette plainte devenant récurrente, vous générer de l’insatisfaction constante et votre vie finit par sembler bien morne. Votre cercle vicieux entretien alors votre mal-être. Ce mal-être créé pour ne pas avoir à accepter vos responsabilités !

Mais est-ce vraiment cela que vous vouliez pour vous-même  ?

A ne pas vouloir prendre vos responsabilités, celle de vos actes et décisions, vous finissez par être responsable de votre malheur, votre échec, votre mal-être, la médiocrité entretenue de votre existence, qui vous pèsent.

Prendre ses responsabilités… Un vaste sujet !

enfant couronnéIl me semble que cela peut démarrer bien tôt. Je pense que tout démarre enfant.

« J’ai pas mon survêt’ parce que maman a oublié de le préparer ! » – annonce-t-on à son prof de sport

En quoi, maman doit-elle préparer tes affaires à ta place ?
Qu’est-ce qui fait que tu ne t’en es pas occupé(e) toi-même ?

Personnellement, (et là je ne vous cache pas que je suis consciente de m’attirer les foudres de certains et certaines) je pense que c’est en partie un problème qui prend sa source dans l’éducation.
J’ai, à plusieurs reprises, écouté les plaintes de mamans éplorées face à leur fils/fille de 30 ans passés qui ne se prend pas en main, qui s’appuie sur elle, qui ne prend toujours pas son envol. Le/la jeune homme/femme tarde à prendre ses responsabilités.
Hum… C’est un problème récurrent, je l’avoue.

Souvenez-vous de Tanguy, incapable de quitter le cocon familial à coup de « Je t’aime maman » et de « Je t’aime papa ». Il a tellement été couvé, protégé… à un point tel qu’il s’angoisse à l’idée de quitter ce confort sécurisant. Sauf qu’à la trentaine, les parents veulent reprendre leur liberté. Materner un enfant cela semble naturel, materner un trentenaire l’est moins.
Mais qu’avez-vous fait pour que votre enfant apprenne à s’autonomiser, à s’occuper de lui et prendre ses responsabilités ?

Est-ce un problème générationnel ?

Franchement, je suis convaincue que non.
Après, il est possible que je me trompe. L’erreur d’interprétation est humaine.
Néanmoins, voici mon interprétation du processus.Maman polue

Maman a, tout au long de l’enfance de ce(tte) jeune homme/femme, cherché à être une maman parfaite. Elle a fait les courses, préparé les affaires de l’enfant, ranger sa chambre, ses vêtements, ses affaires… remplit les papiers pour son logement étudiant, sa bourse, préparé ses repas dans des boîtes étiquetées pour éviter qu’il ne mange de la mal-bouffe…

Etre une maman ou un papa poule est réconfortant pour votre enfant mais vous devez lui laisser de la place pour qu’il puisse faire ses expériences. Les échecs sont formateurs si on apprend à notre enfant à les considérer comme des opportunités d’amélioration, d’apprentissages… Votre rôle étant de le/la féliciter, de lui montrer que vous croyez en lui/elle, de l’aimer…

Attention toutefois à ne pas passer d’une extrême à l’autre ! Ne pas le/la couver n’est pas l’abandonner dans la nature… créer un cadre, des règles de sécurité/protection suffisamment ample pour qu’il/elle fasse ses apprentissages mais suffisamment cadrés pour le/la protéger des risques inconsidérés.

Comme je dis en boucle à mes fils : « La priorité à la sécurité ». Après, ceux qui me connaissent savent que pour autant, les sports extrêmes sont autorisés ;)… mais en observant certaines règles de sécurité… La sécurité est une priorité.

Le fun c’est bien. Les sensations fortes sont grisantes. Mais se mettre en danger au point de ne plus pouvoir pratiquer n’a aucun intérêt !

Chères mamans, chers papas, autonomisez vos enfants !

super-163958_640Cela évitera qu’ils se laissent portez par la vague. Responsabilisez-les !

C’est une erreur de penser que ça les coupera de leur enfance. Il n’est pas question de les traiter comme des adultes, mais…

A 3 ans, votre bambin peut ramasser les miettes qu’il fait (attention ça ne sera pas parfait mais l’important est de participer), de ranger ses jouets, de mettre et enlever ses chaussures…

A 5 ans, votre enfant est capable de faire son lit, de choisir ses vêtements et de s’habiller. Pensez tout de même à vérifier qu’il ne mette pas un short en plein hiver !

A chaque age son apprentissage.
Le processus se met en place petit à petit au fil des ans.
N’oubliez pas que votre enfant est un homme ou une femme en devenir. Croyez en lui/elle, en son potentiel immense qu’il/elle découvrira au fil du temps et des expériences.
Il/elle doit apprendre à développer ses propres stratégies de fonctionnement, de réussite, d’amélioration… Faites-lui confiance !développer des stratégies

Quand on n’a pas appris, on ne sait pas faire.

Votre enfant ne s’est jamais occupé de lui-même? Il ne s’est jamais pris en charge ses responsabilités jusque là? Pourquoi le ferait-il maintenant ? … D’autant plus s’il a une nature à tendance oisive…

Je connais trop d’hommes/femmes incapables de créer une relation saine car ils/elles cherchent une femme/homme qui en fait autant pour eux que leur maman/papa ! Certain(e)s finissent par se contenter de relations frivoles et ponctuelles car maman/papa s’occupe du reste !?
Non mais où va-t-on ?
Chers mamans, chers papas, est-ce cela que vous vouliez comme vie pour votre enfant ?

Comment fait-on pour prendre en main ses responsabilités ?

La première étape est la prise de conscience. Prendre conscience que vous êtes au minimum co-acteur de tout ce que vous vivez.
Votre chef vous maltraite ? Il vous a mis au placard ? C’est de pire en pire? C’est lui qui vous persécute ? Vous êtes une victime ? Mêmes vos collègues s’en rendent compte ? Ils essaient de vous sauver des griffes de ce grand méchant ? Cette situation est insoutenable ?

Sortez du triangle dramatique ! Prenez vos responsabilités !

Le super héros qui sommeille en vousCentrez-vous et laissez s’exprimer le/la super héros/héroïne qui sommeille en vous. Allez parler à qui de droit avec respect et conviction comme le ferait votre héros/héroïne.

Vous êtes capable d’avoir une discussion d’adulte à adulte sans que ce soit le drame. Crevez l’abcès ! Soyez factuel, juste et ouvert. Prenez en compte le ressenti de l’autre même s’il ne vous plaît pas. Il est aussi réel que le vôtre l’est pour vous, alors, ne vous braquez pas !

La plupart du temps, les situations désagréables sont issues d’un manque de communication qui perdure. Les deux acteurs du problème se mécomprennent. C’est grâce à plus de communication que les choses bougent et pourront s’arranger.

Je développerai le thème du triangle dramatique dans un autre article car c’est un thème à part entière qui n’a pas de place dans cet article déjà bien long !

Ce qui est important dans un premier temps, c’est de rechercher le point sur lequel vous pouvez avoir une action pour changer les choses. Car, dans le pire des cas, si vous ne pouvez avoir aucun impact apparent, vous avez toujours l’option de partir, d’arrêter, de passer à autre chose.

Si vous avez des résistances, c’est un autre problème lié à la difficulté de sortir de votre zone de confort, en d’autres mots : la résistance au changement.

Acceptez de prendre vos responsabilités et soyez plein(e) de gratitude pour vous-même. Accepter que la situation est telle qu’elle est parce que vous avez laissé les choses se faire est une première grande étape.

Remerciez-vous de vous engager dans ce changement qui améliorera votre vie. Opérez le changement par petites étapes, pas à pas. Pour commencer, posez-vous cette question :
Quelle est la première action que vous pouvez réaliser en ce sens (celui de votre changement souhaitez) ?

Je vous conseille cette vidéo qui dessine bien le processus du « sortir de sa zone de confort » mais qui est malheureusement uniquement en anglais. Vous propose un tuto expliquant comment obtenir des sous-titres ici.

A jeudi pour le dernier article de ce défi des 21 jours de gratitude.

Bigli Migli

Crédit : Bigli Migli

Merci d’avoir lu ce long article jusqu’au bout.
Soyez libre de poster questions et commentaires sur le blog dans le module dédié aux commentaires.

Je vous souhaite de belles journées illuminées par la gratitude 😉

3 réponses to “Défi 21 jours de gratitude 6- Accepter vos responsabilités

  • La nature est vraiment étrange et contradictoire. Sa logique est parfois totalement illogique, pauvres de nous !

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