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Etre en odeur de sainteté

Dans la suite des sens de la spiritualité, après avoir abordé la vision, par le biais du regard, et la saveur de la Vie, aujourd’hui, je vous propose d’aborder l’odorat en étudiant l’étrange phénomène d’ odeur de sainteté.

Il existe une expression étrange que je vous propose de prendre comme support à notre réflexion commune :

Être en odeur de sainteté. 

La première fois que j’ai rencontré cette expression consciemment, je me suis demandé comment un(e) saint(e) pouvait avoir une odeur particulière ?
N’ont ils plus l’odeur corporelle d’un homme ou d’une femme ? Mais, qu’est-ce que ça implique ? Ils ne transpirent plus ? Il n’y a plus de fluide qui circulent dans leur corps ?

Pour cette dernière idée, j’ai tout de suite cherché à abandonner cette possibilité, car, sinon, ils seraient morts; non ?
Un Saint n’est-il pas, probablement, un des êtres les plus vivants qui soit ?
N’est-il pas, par définition une des rares personnes qui est réellement Vivante et expérimente la Vraie Vie ?
Oui, sauf, que la plupart des saints semblent avoir reçu leur sanctification après leur mort terrestre…

Mais alors, c’est quoi cette odeur de sainteté ?

J’ai laissé vaqué mon esprit un moment et puis, je me suis souvenue que depuis petite, à certain moment, dans des endroits improbables et/ou à des moments spécifiques, je sentais une enivrante odeur de rose. Enfin, enivrante n’est pas l’adjectif le plus juste. Un inspirant parfum de rose ou un divin parfum de rose serait plus approprié. Et, juste après, je recevais un message ou une vision de Marie ou bien, je ressentais simplement la présence notre mère céleste.

Alors, j’ai orienté mon étude en ce sens. L’expression « être en odeur de sainteté » vient du fait, qu’il a été rapporté depuis 1650 que les reliques des saints diffusaient une odeur de rose, de violette ou d’autres fleurs délicieuses. Ce phénomène nommé osmogénèse miraculeuse se réfère à cette effusion d’un parfum d’origine inconnue. La personne est alors dite myroblite. Beaucoup d’encre a coulé à propos de l’origine de ce parfum de sainteté post-mortem. Ce n’est pas notre propos d’aujourd’hui. Mais il me semblait important de le mentionner.

Le pape Benoît XIV rappelait :

« … quand on nous propose un pareil miracle, nous devons nous renseigner avec soin sur la bonne foi du promoteur, rechercher si le corps n’a pu être oint de parfums, d’aromates, d’onguents, nous informer également du bois sur lequel il a été déposé, des fleurs et des herbes qui ont été dans la chambre ou près de la chambre ».


– Hubert Larcher, La mémoire du soleil, aux frontières de la mort, Édition désIris, p. 41

L’odeur de sainteté est-elle aussi perceptible chez des vivants?

Mon esprit a par la suite des ces réflexion fait d’autres recoupements. Notamment avec d’autres expériences personnelles et/ou témoignées et d’écrits que j’avais pu lire ou étudier au fil des années. Il est, par exemple, rapporté que les Maîtres vivants ascensionnés diffusaient eux aussi un parfum de fleur (la rose est le plus souvent mentionnée) avant même d’être morts ou mourants.

Il m’a alors semblé judicieux de recouper ces deux informations : les Maitres spirituels et la Rose

Amma (la mère qui embrasse le monde), offre des pétales de rose bénis dans un pochon doré aux personnes qu’elle embrasse durant au darshan.
Swami Roberto (qui unis les êtres à l’âme universelle = la mère universelle) est connu pour émaner un parfum de rose. Pendant le darshan et après, celles et ceux qui ont la chance d’être touché par lui en garde la marque temporaire sous la forme d’un parfum de rose.

La rose est bien sûr et indiscutablement rattachée à la Vierge Marie. Ce phénomène de diffusion incompréhensible d’un parfum de rose a été indiqué et rapporté dans de nombreux lieux où la Vierge est apparue.

Si on extrapole un peu, qui s’est déjà interrogé d’où se situait le principe féminin dans la Trinité ? 

… moi, et à plusieurs reprises. Car l’église catholique a mis tout son pouvoir à extirper l’importance du féminin ou tout au moins sa place dans tous les schémas religieux qu’elle expose. Sa seule place étant reléguée à : vecteur de la tentation du malin.
Pas fameux n’est-ce pas ?
Ou, mère immaculée de Jésus ce qui est déjà beaucoup plus valorisable ! On trouve d’ailleurs dans plusieurs église des représentations de Sainte Anna avec Marie enfant rayonnante de sainteté entourée de l’archange Mikhaël et l’Archange Gabriel et surmontée du Saint Esprit. Mais la représentation n’est pas bien claire et beaucoup s’y trompe pensant qu’il s’agit de Marie portant/présentant l’enfant Jésus.

Même Marie-Madeleine qui était une haute initiée de la magie d’Isis, avant d’y renoncer et de se convertir à la voie du Christ, et qui était le premier apôtre devant Jean (ce qui a généré bien des frustrations déjà à l’époque alors que la femme ne devait pas se mélanger aux affaires des hommes), a été ré-étiquetée prostituée ?!?

Pourtant, il me semble clair qu’il y a sa place.

Le Saint Graal n’est-il pas juste sous notre nez ?

Le Père, qui est en réalité un père-mère est androgyne. Il n’y a aucune discussion possible à ce niveau-là.
Le fils, on aurait du mal à le rattacher au principe féminin sachant qu’il est émissif et aussi appelé « le Verbe »
Il ne nous reste alors qu’un option : L’esprit sain. Selon les alchimistes, l’Esprit est représenté par Mercure qui serait de polarité féminine. Donc, à priori, ça se tient.

L’association éventuel de l’esprit saint avec le principe féminin a fait remonter ce mot hébreu à mon esprit Rouah qui signifie l’esprit de Dieu. Or, lors de mes lectures des livres sacrés, ou certaines prières, j’ai toujours ressenti Ruach (l’orthographe franchisée diffère mais il s’agit du même mot hébreu) comme un principe féminin. Avec une courte recherche, j’ai trouvé cette page : Rouah, l’esprit de Dieu est féminin.

A moins qu’on se plante complètement et que les trois éléments de la trinité soient tous les trois hermaphrodites ou androgynes. Ce qui personnellement me semble plus plausible.

Au-delà de cela, l’esprit sain n’a-t-il pas été incarner sous la forme de Marie ?

Ainsi, l’odeur de sainteté ne serait-il pas le parfum de rose qui émane de celui ou celle qui est assez pur(e), assez sain ou saint, pour avoir accueilli le Saint Esprit en lui ou elle ?

Certes, ça peut paraitre étrange comme remarque, mais les gnostiques ont ce but magnifique d’être suffisamment purs pour que l’Esprit Sain daigne faire de leur corps sa demeure pour rejoindre le Christ. C’est d’ailleurs pour cela qu’ils opposent l’idée du temple ou église de pierre au temple ou église de l’homme. Ce dernier étant évidemment le corps humain qui contient en lui le corps de gloire ou corps de lumière. Ce corps divin attendant d’être réveillé et nourri par la purification justement.

La rose est-elle porteuse de l’ odeur de sainteté ?

Quel que soit le système de croyance observé, on reconnait toujours à la rose un symbole mystique : de roue, de féminité, de perfection, de résurrection, du Christ, du Sacré Coeur…

Le pape, lui même avait pour tradition de bénir la rose d’or le quatrième dimanche du carême. La rose est alors symbole de résurrection, d’immortalité, de puissance, de révélation et d’instruction spirituelle.

Les rose-croix, les rosicruciens et les rose+croix en ont d’ailleurs faire leur emblème en l’associant à la croix du Christ.

En orient, on l’apparente à la perfection et à la roue du temps et/ou de l’évolution.

Selon d’autres points de vue mystiques, la rose pousse là où un coeur pur a versé ou répandu son sang. La rose est aussi la rosée qui vivifie et régénère la Vie.

En Grèce, la rose est associée à Aphrodite et Athena. Initialement blanche, la rose serait devenue rouge lorsqu’Adonis protégé d’Aphrodite, fut blessé à mort, la déesse courant à son secours, se pique à une épine et son sang colora en rouge les roses qui lui étaient consacrées.

Le parfum du rosier est aussi dépeint comme un appel à la contemplation.

J’irai cueillir les roses du jardin, mais le parfum du rosier m’a enivré.

– Saadi de Chiraz – Le jardin des roses

Dans son livre Libérez BarabbasGilbert Cesbron écrivait :

« Il n’y a pas orgueil à vouloir être un saint : c’est seulement l’instinct de conservation de l’âme. » Les saints ne sont pas des héros qui gagnent la vie éternelle par la force des poignets ; ils se laissent vaincre par l’amour du Christ. Ils sont ceux et celles en qui Dieu fait tout. En rencontrer un, c’est découvrir Dieu. « Les saints n’ont pas tous bien commencé, mais ils ont tous bien fini » (Curé d’Ars).

Mais, qu’est-ce que la sainteté ?

Aborder l’idée même de la sainteté me semble incontournable. Quel est donc le rôle, la fonction du saint ?

Et le nom de Dieu doit être sanctifié, a dit Jésus. Sanctifier signifie rendre saint, mais ce n’est évidemment pas nous, les humains, qui pouvons le rendre saint; il est de toute éternité sanctifié par les Anges, et nous serions bien incapables de lui ajouter quoi que ce soit. C’est en nous que nous devons le sanctifier.

Or, qu’est-ce que la sainteté ?

Une qualité de la lumière, de la pure lumière de l’esprit. Cette relation entre la sainteté et la lumière apparait dans les langues slaves. En bulgare, par exemple, saint se dit svétia, et sainteté svétost. Ces mots ont la même racine que svétlina, la lumière. Le saint, svétia, est un être en qui rayonne la lumière, svétlina. Seul ce qui est saint a le pouvoir de sanctifier; et puisque la lumière est elle-même sainteté, elle est la seule à posséder ce pouvoir.

Lorsque vous aurez sanctifié le nom de Dieu en vous par la lumière de votre esprit, vous purifierez l’atmosphère autour de vous et partout où vous irez vous apporterez quelque chose de limpide, d’harmonieux.

Omraad Mikhaël Aïvanhov – La Bible miroir de la création

Mais revenons à l’odorat. Il y a donc une littérature et des études fournies autour de la sainteté et de l’odeur de sainteté. Mais il a exister un homme qui avait un odorat qui avait une capacité unique et très particulière, il s’agit de Saint Philippe de Néry.

Saint Philippe de Néry percevait l’odeur du péché

Pour aller un peu plus loin encore, et aborder la question d’un autre angle, il a été rapporté que Saint Philippe de Néry avait la capacité, non pas de percevoir l’odeur de sainteté, mais au contraire de sentir l’odeur du péché.

– Nouveau mois de Marie – M. l’abbé Debussi

Cette faculté incroyable, devait, vous me l’accorderez, offrir de nombreux désagréments. Mais, cela voudrait dire qu’en réalité, c’est le péché qui amènerait une odeur nauséabonde et que la vertu et la pureté serait la source d’un parfum de fleur 😉

Or, la Vierge Marie est aussi appelée Marie sans tâche. Les taches étant considérées comme des impuretés, la marque du péché.

Qu’en disent les initiés ?

Omraam Mikhaël Aïvanhov rapporte que les parfums et les odeurs ont une influence puissante sur l’âme. C’est ce que j’ai personnellement expérimenté. En état amplifié de conscience, il m’a été donné de revivre des scènes d’autres vies en inhalant simplement des parfums d’huiles essentielles.

Il rapporte aussi que les entités spirituelles sont attirées par les effluves de l’âme.

A noter que la combustion est l’image du sacrifice. C’est-à-dire une matière livrée au feu afin que les émanations odorantes s’élève dans les cieux. Le feu étant lui-même un symbole de purification.

Dans le livre d’Isaïe, c’est Dieu Lui-même qui s’irrite contre les sacrifices : « Je suis rassisié des holocaustes de béliers et de la graisse des veaux« . Plus loi, Il dit même : « Cessez d’apporter de vaines offrandes : j’ai en horreur l’encens » Et dans le livre d’Odée : « J’aime la piété et non les sacrifices, et la connaissance de Dieu plus que les holocaustes« .

[…]

Il (le Seigneur) respire les émanations de l’âme des justes. Ces parfums sont si subtils qu’il est impossible de les percevoir par notre odorat physique. Pourtant, l’expression « odeur de sainteté » que l’on entend employer parfois, a un sens. Il y a des saint, des Maîtres spirituels qui ont fait un tel travail sur eux-mêmes que de véritables parfums se dégagent de les corps psychiques. Ces parfums ne montent peut-être pas jusqu’aux narines de l’Eternel, cela n’est qu’une image, mais ils sont perçus par les entités lumineuses du monde invisible qui accourent pour les respirer.

Dans certains cas, il peut même arriver que des personnes particulièrement sensibles sentent ces parfums. Vous comprenez maintenant : le parfum de notre âme est le véritable encens que nous devons offrir à la Divinité.

Ce parfum peut être aussi celui d’un être qui a appris à accepter et à surmonter les souffrances.

Combien de fois à la moindre déception, épreuve ou injustice, les humains se plaignent ou poussent des cris de révolte ! Cette souffrance qu’il ressentent peut être comparée à la brûlure d’un feu; mais celui qui l’accepte consciemment, en gardant le silence, en sachant que par sa patience et son amour il est en train de purifier une matière en lui, celui-là prépare des parfums dans son âme. C’est pourquoi savoir souffrir est un des plus grands savoirs qui existent, une des plus hautes manifestations de l’amour.

– Omraam Milhaël Aïvanhov « La Bible, miroir de la création » Tome 1 Chapitre XVIII – Isaïe – Commentaire de l’Ancien testament

Le rapport au parfum dans l’ancien temps.

Pour mémoire, à l’époque, il n’était pas encore autorisé de se parfumer. Puis, lorsque le parfum se démocratisera, il coutera extrêmement cher avant de devenir, de nos jours, quelque chose de parfaitement courant.

A l’époque, on pouvait sentir l’odeur naturelle de chaque personne. Leur vraie odeur naturelle.

Alors, l’odeur de Sainteté ou d’impureté serait une effluve, la marque odorante de notre état de pureté. Cette pureté, cette sainteté, lorsqu’elle est optimale ou plutôt christique offrirait la possibilité de sentir naturellement un doux et divin parfum de rose.

Moi, j’aimerais bien sentir la rose 😉
Alors je choisi de continuer mon chemin de purification.

Et, vous vous (re-)commencez quand votre purification ?

Je vous souhaite une douce semaine au parfum de roses 😉

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