Je refuse d’être un robot ! Je veux être libre !

Ne voyez-vous pas ? Vous ne vous en rendez-vous donc pas compte ? A quel endroit êtes-vous libre ?
Nous ne ressemblons plus à des humains. Nous sommes devenus des robots.
Vous n’êtes pas d’accord avec moi ?
Dites-le moi, je suis prête à en débattre.

Qu’est-ce que c’est être humain ?

Arrêtons de nous leurrer. L’être humain est sensé « être » tel un « humain » et, nous en sommes loin !

Pourtant déjà, pouvons-nous prétendre « être » quand nous sommes désormais standardisés, normalisés, contraints, paramétrés par des diktats, des obligations, des horaires imposés, des statistiques… ? Nous avons accepté d’appartenir à des programmes, d’être conditionnés, de répondre à des quotas, …

Notre existence se résume à : métro, boulot, consommation, télé, dodo.
Le tout avec la tête dans le guidon.
Nombreux d’entre nous déploient toute leur énergie pour contrôler leur corps et leurs émotions pour nier leurs besoins existentiels et pour vaincre des aléas incontrôlables pour maitriser l’imprévisible et y laisser leur santé et leur joie de vivre.

Est-ce ça être vivant ?

Non ! Ca, c’est de la survivance. Je dirais même que c’est la mort, l’état de non-existence. Et, je peux vous en parler en connaissance de cause. J’ai expérimenté cela, des années durant.

Mes clients, patients, consultants, donnez-leur l’étiquette que vous voudrez bien, ont expérimenté cela aussi. Certains veulent continuer à exister ainsi, et c’est leur choix, je le respecte. D’autres, choisissent de Vivre en existant autrement.

Aujourd’hui, en ce qui me concerne, je peux prétendre être libre. Je ne dis pas que je n’ai plus d’obligation, ce serait faux et ce n’est pas le propos. Mais j’ai la faculté de choisir ce que je fais de mon temps, comment je le fais et ce qui fait partie ou non de Ma Vie. Et, j’accompagne les personnes qui me consultent à faire de même, si c’est leur souhait. Parce que la Vie, ce n’est pas ce que nous vantent les medias, les publicités et les films prônant le rêve américain.

Le sens de la vie, ce n’est pas ça.

Je préfère me nourrir de l’eau de la rivière et sucer des cailloux que de vendre ma vie et mon temps pour de l’argent. Mais c’est mon choix. C’est joyeux pour moi.

Vivre, c’est au-delà d’exister.

A la naissance, on vous donne la vie, mais vous pouvez choisir de ne faire qu’exister. Vivre, ça se fait avec le coeur.

« Humain », ça veut dire quoi ?

Humain : qui possède les caractéristiques de l’homme.

Homme : Primate caractérisé par la station verticale, par le langage articulé, un cerveau volumineux, des mains préhensiles, etc.

– Définition selon le Larousse

Ne nous y trompons pas, l’homme est un animal. Il fait partie intégrante de la Nature. Pourtant, son cerveau volumineux l’empêche de reconnaître sa nature, semble-t-il. Et son langage articulé lui permet de diffuser son mensonge comme une vérité, de génération en génération amplifiant le problème.

La Nature a un rythme lent mais constant, un équilibre, des cycles,… Elle est mesurée. Chaque cycle prend son temps et tout est fait à temps. Elle s’autorégule. Tout y est interdépendant.

Qu’est-ce qui a donc amené l’homme à penser qu’il était supérieur ou détenteur de la propriété du reste de la création, à part sa folie mégalomaniaque qui l’a lui-même détraqué ?

La Vie existait avant nous. Et quand nous auront épuisé les richesses essentielles à notre survie pour des possessions et de l’argent. Nous disparaîtrons et la Vie perdurera.

Sommes-nous donc tous devenus fous ?

Nous sommes tellement habitués à être dans la norme et à être régulés que j’ai assisté à la scène la plus pathétique de ma vie… dans un ashram. C’est pourtant, selon moi, un des lieux où nous sommes censés côtoyer des gens éveillés ou tous au moins réveillés, cheminant vers la lumière, non ?

Je revois la scène. J’étais dans une salle de « détente » entrain de discuter avec une amie en attendant l’heure du dîner. Puis tout à coup, nous entendons :

– C’est l »heure ?
– Non, encore 30 secondes !
Nous nous regardons interloquées, mon amie et moi.
Et, les 5 personnes, qui étaient dans la même salle que nous, annoncent l’intitulé d’une prière et commencer à la réciter de façon mécanique… comme l’aurait fait des robots.
Je n’ai rien contre la prière. Moi-même, je prie tous les jours même si je ne suis d’aucune confession spécifique. Je crois en la Vie.
Mais là, j’étais choquée.

Déjà, j’étais mal à l’aise pour mon amie, qui n’est pas catholique et qui se retrouvait enfermée dans une pièce exiguë au milieu de gens qui récitaient mécaniquement une prière envahissante.
Et, au-delà de ça, selon moi, cette prière n’avait aucun sens. La vibration n’était pas là, l’intention non plus. Seul un son métallique insupportable transperçant mon corps et faisait grésiller dans mes tympans.

Le politiquement correct aurait voulu que nous demeurions en silence, ou que nous apportions notre contribution à cette prière. Mais, nous avons préféré, d’un accord non verbal, nous offrir une sortie sous les regards réprobateurs du reste des personnes présentes dans la salle.

Nous ne sommes pas des robots, ni elle, ni moi. Je n’ai pas de jugement à avoir par rapport aux pratiques des autres. Simplement, je m’interroge…
Si ce qui est sensé nous apporter la lumière et la liberté nous enferme et nous transforme en robot, à quoi bon ? C’est perdu d’avance !

Pour être libre, la solution est simple.

Oui, la solution est simple. Tellement simple qu’elle fait peur. L’humain n’a jamais possédé autant de choses inutiles qu’aujourd’hui.
Je vous le disais il y a peu de temps de cela. Je ne peux que constater que :

Mes possessions me possèdent et me limitent.

En résultat, l’humain n’a jamais été aussi malheureux, malade et dépressif qu’aujourd’hui. Et je ne tournerai pas au tour du pot. C’est parce qu’il a renié sa part d’humanité.

Il s’écoute parler, penser, réfléchir. Son mental est le dictateur de son royaume. Il a vendu son âme pour posséder toujours plus. Il n’est pas question de dire que c’est bien ou mal. Chacun est libre de ses choix.

Mais ne serions-nous pas plus heureux en retournant vers notre nature profonde, en nous départissant de l’inutile pour retourner vers l’essentiel et en nous reconnectant à notre âme ?

Elle est où votre liberté à vous ?

Quand, où pouvez-vous vraiment être vous, l’essence de vous-même ?

Avez-vous la moindre idée de qui vous êtes, en vrai ?

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