Je veux disparaître et tout plaquer !

Je veux disparaître et tout plaquer !

Disparaitre et tout abandonnerJe me sens seul(e), incompris(e), décalé(e), non adapté(e), je suis malheureux/se.

Je suis sur(e) que si je disparaissais, personne ne s’en soucierait vraiment à part peut-être mes parents…

Je n’en suis pas arrivée là parce que le nombre de réponses à mon mini sondage est affligeant.

Non, c’est un ras-le-bol. Le ras-le-bol qui m’est communiqué de façon massive via le blog.

Cet état de déprime et de mal être me peine sincèrement.doll-1076186_960_720

Qu’est-ce qui ne fonctionne pas dans notre société pour qu’autant de personnes soient à bout et se sentent mal-aimées ou inadaptées ?

Il est clair que nous vivons une période particulière de crise. Mais les crises ont toujours existé. Elles se suivent et se renouvellent constamment. J’ai l’impression que c’est le sujet de conversation qui se substitue facilement à la météo ou qui convient aux politiques pour nous expliquer pourquoi ils n’arrivent pas à avoir des résultats positifs. C’est une sorte de sujet pour se défausser… ce n’est pas de ma faute, c’est la crise. Arrêtez avec ça, et prenez vos responsabilités !

« On a essayé mais ce n’a pas fonctionné. On s’est trompé, peut-être, mais on va essayer autre chose qui sera peut-être plus efficace. » sonnerait tellement plus juste à mes oreilles. Après, ce n’est que mon point de vue. Personne n’est infaillible.

Mais revenons à notre cri de détresse.

Comment ce fait-il que Je veux disparaître et tout plaquer !

boat-1031464_960_720J’imagine qu’à peu près tout le monde c’est déjà dit cela au moins une fois dans sa vie à un moment de fatigue, d’épuisement, de déprime. C’est le moyen extrême d’exprimer l’envie de jeter l’éponge. Pourtant, si j’analyse les quelques fois où je me suis affirmé « Je veux disparaître et tout plaquer ! », c’était à des moments charnières, juste avant de passer un cap et découvrir une autre étape de ma vie. C’est d’ailleurs ce que nous retrouvons dans le voyage du héros.

C’est un peu comme quand on se prépare pendant des mois pour un évènement. On prépare, on organise, on s’entraîne, on prévoit… et plus l’évènement approche, plus le stress monte, plus on doute,… la peur s’empare de nous petit à petit. Le doute s’installe, on perd confiance en Soi, on s’épuise… mais on y est presque. Et c’est au moment où l’évènement est là, juste là, à portée de main mais que c’est si dure mentalement et parfois aussi physiquement… que « Je veux disparaître et tout plaquer ! » survient.

alligator-439890_960_720C’est le réflexe de fuite, un instinct primal de survie que nous avons tous en nous. Cet instinct s’enclenche en cas de stress intense normalement consécutif à l’apparition d’un danger imminent.

Par chance, la vie m’a faite tenace et j’ai une sainte horreur d’abandonner. Car abandonner c’est perdre, c’est échouer, c’est pire que tout. C’est arrêter de se donner l’opportunité de réussir, anéantir tout espoir d’y arriver, se corrompre soi-même. Pour moi, l’important c’est d’aller au bout. Tant qu’il y a de l’espoir, tant qu’il y a une nano chance de réussite, il faut continuer. Mais cela m’appartient car c’est MON mode de fonctionnement. Nous sommes tous différents et c’est parfait ainsi.

« Le succès c’est d’aller d’échec en échec sans perdre son enthousiasme »
disait Windston Churchill. Et il savait de quoi il parlait !

Par contre, quand on échoue. Il faut reconnaître son échec. Le regarder droit dans les yeux. Observer ce qui l’a amené là pour pouvoir l’éviter (si possible la prochaine fois).

Entendons-nous bien. Si vous faites un triathlon, que vous êtes blessé et que vous n’avez à l’horizon qu’une blessure bien plus grave, voir irrémédiable, persister à continuer est une bêtise.

Par contre, si vous avez un projet génial, innovant, et que vous devez vous dépasser pour trouver une énième option pour le rendre viable, continuer, persistez, soyez tenace !

Un système inadapté ?

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Le système de société dans lequel nous vivons semble de plus en plus inadapté. Avant, dans la tribu, le clan, la famille existait un équilibre systémique où chacun était le relais des autres membres. Les générations étaient complémentaires et les plus jeunes apprenaient naturellement des aînés. Les aînés en retour recevaient de bons soins et de l’attention.

Avec la fragmentation de ces groupuscules qui répondaient à un équilibre naturel, les parents sont désormais isolés face au stress de la gestion des enfants, du travail, des tâches domestiques, administratives… Les grands-parents sont isolés et esseulés pour la gestion du quotidien, leur sécurité, leur approvisionnement vital, leur soin et finissent dans des maisons de retraite. Les enfants sont de plus en plus seuls, gardés par la nounou télévision, Web et tablette, parqués et insérés dès le plus jeune children-949510_960_720age dans un système scolaire standardisé, imaginé il y a des siècles à l’époque industrielle pour former de bons ouvriers et de bons exécutants.

Il est même maintenant question que la dernière année de crèche réponde à un programme scolaire standardisé. Cela, pour inciter les mamans à reprendre le travail plus tôt et par là-même faire rentrer les enfants dans le système de standardisation précocement et ainsi couper une part de créativité qui nait de l’ennui.

En effet, le Docteur Teresa Belton, enseignante chercheur à School of Education and Lifelong Learning, University of East Anglia, UK, a prouvé que l’enfant non occupé, qui tend à s’ennuyer apprend à développer son imagination et sa créativité. En le maintenant dans des activités qui s’enchaînent, l’enfant n’a pas la possibilité de développer sa facette créative. Il n’apprend pas à trouver son rythme naturel propre à lui-même, on l’adapte à un rythme qui arrange la structure organisatrice. Il est ainsi coupé au plus tôt de l’apprentissage et de la reconnaissance de ses propres besoins physiologiques.

Une société trop standardisée

Touteman-1031506_960_720 notre société a été structurée sur le même schéma de recherche de standardisation pour faire de bons ouvriers, de bons employés, de bons petits soldats mais surtout pas des rebelles, des leaders ou de avant-gardistes.

Or, chacun de nous a une part créative, une ambition, un talent spécifique qui correspond à une mission de vie mais qui ne parvient pas à se manifester car écrasé et contraint dans le carcan de la standardisation. A force d’être pressée, surchargé(e), à courir constamment avec la tête dans le guidon, la créativité est jugulée. L’individu souffre d’un malaise constant qu’il essaie de faire taire à coup d’achats compulsifs comme l’y incite la publicité. Les messages publicitaires étant toujours : si tu achètes ce produit tu seras heureux, ta famille idéale, tu seras beau/belle avec une sexualité épanouie…

Mais, le produit n’apportant pas l’effet promis, la frustration augmente et génère ce sentiment de mal-être. Alors la personne travaille plus pour gagner plus, pour pouvoir acheter plus et les enfants sont plus seuls, … c’est l’emprise du piège abscons, le cercle vicieux prend de la vitesse jusqu’à l’épuisement puis, c’est le burn-out.

La semaine prochaine, nous aborderons les moyens de sortir de cet état d’épuisement qui amène à affirmer Je veux disparaître et tout plaquer. Mais vous pouvez déjà lire cet article qui est en lien avec le sujet : Le burn-out est la chance de votre vie !

Soyez libre de me communiquer vos remarques, commentaires et questions en postant un message ci-dessous.

A bientôt

Laetitia

2 réponses to “Je veux disparaître et tout plaquer !

  • Bonjour je me sens de plus en plus je n ais pas d amis mon mari il y a que foot qui compte si je vais faire une connerie j ai besoin de quelqu’un

    • Bonjour Béatrice,
      Je vous avais répondu par e-mail, il y a de cela quelque temps, mais mon message demeure sans réponse. Si vous avez besoin d’échanger, appelez-moi.
      Bien à vous.

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